I. Très socii, c. m, n
de la conversion des pécheurs. Il dit : « Considérons, mes Frères, notre vocation : ce n'est pas seulement pour notre salut que Dieu nous a appelés par sa miséricorde ; c'est afin que nous allions exhorter tout le monde, plus par l'exemple que par la parole, à faire pénitence et à garder les divins préceptes. Vous êtes peu nombreux et vous manquez de science ; que cela ne vous arrête pas. Prêchez la pénitence en mettant votre confiance en Dieu, qui a vaincu le monde ; il parlera par vous d'une manière efficace pour toucher les hommes et les convertir. Vous trouverez des hommes fidèles, doux et pleins de charité, qui recevront avec joie vous et vos paroles ; d'autres, incroyants et impies, qui vous résisteront. Proposez-vous donc de tout supporter avec patience et humilité (i). »
Lorsqu'il remarquait que ses paroles inspiraient de la crainte aux Frères, il leur disait : « N'ayez point de crainte, car dans peu de temps beaucoup d'hommes nobles et instruits se joindront à vous pour prêcher aux rois, aux princes et aux peuples. Un grand nombre se convertira au Seigneur, qui répandra sa famille sur toute la terre (2). »
Sur ces entrefaites, le nombre des disciples était monté à huit (3), par l'admission du Frère Jean de Saint-Constance, des environs d'Assise. C'était un homme très saint, d'une humilité