‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 85 sur 239 · I. Ps. l32, I · texte numérisé non relu

I. Ps. l32, I

APPROBATION DE LA REGLE lOD

lèvres et si cependant l'un d'eux craignait d'avoir attristé un autre par un mot ou une observation, il se jetait à terre, plaçait sur sa bouche le pied de Toffensé, et, dans cette attitude, sollicitait son pardon. Ils ne possédaient aucun bien temporel; et le peu qui était nécessaire aux usages journaliers était mis en commun. Bien qu'ils fussent pauvres et dépourvus de tout, ils trouvaient cependant le moyen d'exercer la charité envers les malheureux, en leur abandonnant leurs propres vêtements. Leur pauvreté, leur humilité, leur modestie et leur sincère piété firent sur beaucoup de riches une telle impression, qu'ils vinrent solliciter leur admission dans rOrdre(i). En un mot, la vie de François et de ses disciples, à la Portioncule, était si belle que nous la trouvons à peine plus admirable chez les Pères du désert. Ce furent les plus beaux jours de l'Ordre.

François, voyant le nombre des disciples et des postulants aller en augmentant, rédi gea pour ses Frères une Règle conforme à l'Evangile. Le peu qu'il ajouta aux sentences évangéliques comprenait quelques mininies observations nécessaires à la réglementation de la vie commune (2). Cette première Règle ne nous est point parvenue. Après l'avoir écrite, il dit à ses enfants : « Mes Frères, je vois que Dieu dans sa bonté veut augmenter notre

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