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des Frères la Pentecôte, ies du monde,
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nt les Fzoretti, ite-Marie-des- | Ordre, et il ères, (1) Saint e l'Ordre des de Bologne à
eligieux pour.
Cardinal très
eligieux réunis en s pour garder les 4 \ peine dix années |
dévoué à saint François et auquel ce Bierheureux prédit qu'un jour il serait Pape. Ce Prélat qui avait quitté Pérousse, où se trouvait alors la Cour Romaine, pour venir à Assise, visitait chaque jour le Chapitre, Il y chantait quelquefois la messe, d'autres fois il y prêchait, et c'était toujours pour lui un bonheur et une consolation de pouvoir se trouver au milieu de cette sainte assemblée. A la vue de ces Frères assis dans la plaine autour du Couvent de Sainte-Marie-des-Anges, et partagés par groupes de quarante, de quatre-vingts et de cent ; à la vue de ces hommes occupés à s’entretenir de Dieu, adonnés à la prière, aux larmes et aux exercices de la charité; à la vue de cette réunion qui se tenait dans un si profond silence et dans une si grande modestie qu'on n'y entendait pas la moindre rumeur, le moindre mouvement qui pôt distraire; à la vue d’une multitude si considérable et réglée par une discipline si exacte, il se sentait ravi d’admiration, et versant des larmes, il s'écriait dans la ferveur de son âme: “ Oui, c’est vraiment ici que se trouve le camp et l’armée des chevaliers de Dieu.” Dans une si grande assemblée, on n’entendait pas une expression oiseuse, pas une parole inutile ; quelques Frères se réunissaient-ils, c'était pour prier, réciter l'office divin, pleurer leurs. péchés et ceux de leurs Bienfaiteurs, et s’entretenir du salut des âmes.
Toute la plaine où les Frères se trouvaient réunis était couverte de tentes faites avec des claies
et des nattes : elles étaient divisées en différents groupes, selon les diverses provinces auxquelles appartenaient les Frères qui les habitaient, et ce fut cette circonstanc-= qui fit donner au Chapitre, le nom de Chapitre des CZates ou des Vattes. La terre nue servait de lit aux Frères ; quelques-uns seulement prenaient un reu de paille ; une pierre ou! un morceau de bois leur tenait lieu d'oreiller. Une. telle mortification excita une si grande dévotion dans tous ceux qui en étaient témoins ou qui en entendaient parler ; le bruit de la sainteté des Religieux se répandait si promptement que de Pérouse, où se trouvait alcrsla Cour du Pape, ct. des autres contrées de la vallée de Spolète, accourut : bientôt pour les voir, une foule de comtes, de barons, de chevaliers et d’autres gentilshommes ; on vit. arriver aussi des Cardinaux, des Evêques et des Abbés avec un grand nombre de Clercs. Tous voulaient être témoins d’une réunion si nombreuse, si sainte, si admirable par les exemples d’humilité qu'elle présentait, d'une réunion telle, enfin, que jamais le monde n’en avait vu de semblable, On accourait surtout pour voir le Chef très saint de: cette pieuse milice, celui qui avait ravi aü monde une si belle proie, rassemblé un troupeau si saintement composé, pour le faire marcher à la suite de Jésus-Christ, le vrai Pasteur. | Le Chapitre général une fois réuni, saint François, : le Père et le Ministre, dans la ferveur qui l’animait, : se mit à expliquer la parole de Dieu et à prêcher :
ce que l'Esprit-Saint lui inspirait. Voici les paroles
en différents Æ qui firent le sujet de son discours : “ Nous avons ss auxquelles Æ promis à Dieu de grandes choses, mais il nous en a bitaient, et ce promis de plus grandes encore : gardons les unes, Chapitre, le et soupirons après les autres. Le plaisir est court, ailes. La terre la peine est Cternelle : les souffrances sont légères ques-uns seu- M et la gloire est infinie” Ces paroles qu'il déveune pierre ou M} Joppait avec ferveur, excitaient les Frères à l’obéis- ‘oreiller. Une Æ sance et les y confirmaient. Elles les portaient nde dévotion à au respect pour la sainte Eglise leur Mère, à la ins ou Qui en M charité fraternelle, à la prière pour tous les péclu 1r5, sainteté des M à la patience dans les afflictions, à la modération ment que def dans la prospérité, à la modestie, à la chasteté, à la ir du Pape, ct paix et à la concorde avec Dieu, avec le prochain lète, accourut M et avec sa propre conscience, enfin à l'amour et à es, de barons, MM l'observance de la sainte Pauvreté, Saint François imes ; on vit Æ} ajouta encore: “ Par le mérite de la sainte obéisêques et des M sance, je vous ordonne, à vous tous qui êtes ici Clercs. Tous M rassemblés, de n'avoir aucune sollicitude au suiet si nombreuse, M de votre subsistance et des autres besoins temes d’humilité Æ porels: appliquez-vous uniquement à prier et à e, enfin, que M louer Dieu, laissez-lui tout le soin de subvenir à emblable. On vos nécessités corporelles, et soyez sans inquiétude, très saint de car ce bon Père a pour vous une sollicitude toute avi aû monde B-spéciale” Cct ordre fut reçu de tous les Frères, upeau si sain- l'allégresse dans le cœur, la joie sur le visage ; et her À la suite quand saint François eut cessé de parler, tous se
M mirent en prière.
aint François, 4 Cependant saint Dominique, témoin de ce qui qui l’animait, se passait, s'étonnaic beaucoup de la recomman- 1 et à précher ! |
dation que saint François venait de faire à ses Frères et il la regardait comme indiscrète. Il ne pouvait comprendre qu'une si grande multitude d'hommes pôt être maintenue sans qu'aucun d’eux s'occupât de ce qui était nécessaire à leur subsistance, Mais le premier Pasteur, le Christ béni, voulant montrer le soin qu'il a de son troupeau et l'amour singulier qu’il porte à ses pauvres, inspira aux habitants de Pérouse, de Spolète, de Foligno, de Spello, d'Assise et des autres pays d’alentour d'apporter ce qui était nécessaire à l'entretien de cette sainte réunion. Bientôt l’on vit arriver des hommes conduisant des bêtes de somme, des che-! vaux ct des chariots chargés de pain, de vin, de fèves, de fromage et de tout ce dont les Pauvres du Christ pouvaient avoir besoin. On apportait aussi ! des tables, des pots, des coupes, des verres, enfin toute la vaisselle nécessaires pour leur repas; et ceux-là s’estimaient les plus heureux qui pouvaient le plus contribuer à leur rendre service. Ce fut au point que l’on vit des chevaliers, des barons et d’autres gentilshommes que la curiosité avait conduits au lieu du Chapitre, s'empresser eux-mêmes de servir les Frères avec humilité et respect. | A ce spectacle, voyant que la Providence veillait.f d'une manière si spéciale et si manifeste sur ces saints Religieux, saint Dominique reconnut la té-. mérité du jugement qu'il avait porté en regardant | comme indiscrets les ordres que saint François avait donnés. Il alla le trouver et se jetant à ses 4
faire à ses rète. Il ne multitude ucun d’eux , leur sub- Christ béni,
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res, inspira de Foligno, s d’alentour entretien de arriver des ne, des che- , de vin, de Pauvres du
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r repas; et i pouvaient e, Ce fut au
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pieds, il s’accusa humblement de sa faute et lui dit : “ Oui, véritablen.… | ‘eu prend un soin tout particulier de ses saints Pauvres, et je ne le savais pas: mais maintenant moi aussi, je promets d'observer la sainte Pauvreté de l'Evangile.” Saint Dominique se retira donc fort édifié de la foi qui animait saint François, de l'esprit de pauvreté qu'il avait admiré dans une assemblée si nombreuse et si bien ordonnée, de la Providence divine qui se manifestait d'une manière si éclatante, et des bonnes œuvres. qui se multipliaient avec tant de zèle.
Ce fut encore au temps de ce Chapitre que saint François connut, par révélation, qu’un grand nombre de Frères portaient sur la chair des cilices et des cercles de fer, ce qui occasionnait une multitude d'infirmités qui mettaient la plupart d’entre eux dans l'impossibilité de vaquer à la prière, quand ils avaient assez de force pour ne pas succomber entièrement. Aussitôt, comme un Père plein de discrétion, il ordonna, au nom de l’obéissance à tous ceux qui portaient ces instruments de mortification de les retirer et de les déposer devant lui. Les
| Frères obéirent, et l’on compta jusqu'à cinq cents
cilices et un bien plus grand nombre encore de cercles de fer; tout cela formait un énorme mon-
snce veillait. À este sur ces :
onnut la tén regardant | t François !
jetant à ses &
ceau. Saint François défendit aux Frères d’en rien reprendre, Enfin, le Chapitre terminé, après les avoir affermis dans le bien, après leur avoir enseigné les moyens de se conserver sans péché, malgré la perversité du monde, il leur donna la Bénédiction
de Dieu et la sienne, et les renvoya dans leurs provinces tout remplis d’une sainte joie. (1)
Plusieurs Prélats et une foule nombreuse d’autres personnes de qualité étaient venus par curiosité à ce Chapitre pour contempler la nouveauté de ce spectacle, En voyant le dénûment des Frères, leur simplicité, leur abandon complet à la Divine Providence et leur fraternel amour, beaucoup étaient émus jusqu'aux larmes. “ Voilà, se disaient-ils, ce qui montre bien que le chemin du ciel est étroit, et qu'il est difficile aux riches d'entrer dans le royaume de Dieu. Nous nous flattons de faire notre salut, en jouissant des douceurs de la vie et en prenant toutes nos aises, pendant que ceux-ci, pour sauver leur! âme, châtient rudement leur corps, se privent dei tout et tremblent encore. Nous voudrions mourir: comme eux, mais nous ne voulons pas vivre de même ; on meurt cependant comme on a vécu.” Et ils vinrent au nombre de plus de cing cents, se jeter! aux pieds de François et lui demander de les recevoir parmi ses Frères.
On établit dans ce Chapitre des Ordonnances fort importantes et qui fixèrent les glorieuses destinées de l'Ordre. L’une d’elles était conçue en ces termes: “Tous les Samedis il sera célébré dans tous nos Couvents une messe solennelle e à Fhouneur de la Bienheureuse Vierge Marie Zmaculée" L'Ordre. séraphique dressa ce remarquable Statuti
(1) Fioretti c, XVII.
s leurs pro-
use d’autres r curiosité à eauté de ce Frères, leur Divine Pro- -oup étaient saient-ils, ce est étroit, et s le royaume otre salut,en renant toutes !
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juable Statut:
six siècles avant la prôclamation solennelle du grand dogme de l’Immaculée Conception !
La présence du Patriarche saint Dominique au Chapitre des Nattes convoqué par le séraphique Père saint François prouve que ces deux grandes
Ames se connaissaient déjà et voulaient travailler
de concert, dans leur zèle brûlant, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.
L'histoire nous apprend dans quelles circonstances merveilleuses ces deux admirables Saints se rencontrèrent une première fois et comment leur amitié toute céleste a été transmise à l’innoiabrable postérité de leurs Enfants spirituels.
C'était en 1216; le grand Patriarche saint Dominique était venu à Rome demander au Saint Siège l'approbation des Constitutions de son Ordre, Or une nuit qu'il était en oraison dans la Basilique de Saint-Pierre, il fut ravi en extase ct eut une grande: vision : le ciel s’ouvrit à ses yeux et il vit le Christ, irrité contre la terre, brandissant trois dards . flammés, et prêt à exterminer trois classes de pécheurs : les orgueilleux, les avares et les impudiaues Comme le Saint tremblait à cette vue et cherchait un secours pour la terre contre la colère divine tout-à-coup apparaît l’auguste Vierge Marie qui se jetté aux pieds de son Divin Fils et implore le pardon des coupables en présentant à leur Juge en courroux deux hommes vêtus en mendiants: “Voici, dit la toute-puissante Médiatrice
‘à son Divin Fils, voici deux fidèles Serviteurs
j cn Des vanne mn =
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SARATONES AREA AE tre =
DE RTE TSE
qui feront refleurir partout la Foi et les vertus Evangéliques.”
Dominique s'était reconnu pour l’un de ces deux pauvres, mais ne connaissait pas le second ; il sortait
-à peine de la Basilique, que son mystérieux com-
pagnon venait au-devant de lui; Dominique court
à sa rencontre, l’'embrasse avec transport, et les deux
Saints se comprennent et s'aiment, bien que jusqueià ils ne se fussent jamaïs vus. Dominique raconte à François la vision dont il vient d’être favorisé, puis il ajoute : “ Vous serez mon Frère, nous travaillerons ensemble ; demeurons saintement unis, et personne ne pourra prévaloir contre nous.” A partir de ce jour, un amour inexprimable unit les deux saints Patriarches. Dominique voulut que François lui donnât sa corde grossière, et il la porta depuis sous ses vêtements, comme le symbole du lien indissoluble qui devait l'unir à son frère d’armes dans le camp du Seigneur.
Après le Chapitre des Nattes, saint François fit un grand voyage en Orient, comme nous le verrons au chapitre suivant. À son retour, il visita dans la Haute Italie plusieurs couvents de son Ordre, et il s'y rencontra de nouveau avec son ami saint Dominique. Au monastère des pieux Solitaires de la vallée d’Astino, saint Dominique qui était prêtre, chanta une grand’messe, et saint François qui n’était que diacre l’assista dans les fonctions de son Ordre,
+ Quelle Messe ! et quels Saints !
Pendant qu'ils étaient ensemble à Crémone, s’en- ”
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tretenant des choses célestes, les Religieux du couvent vinrent les prier tous deux de bénir un puits dont l’eau était trouble et insalubre. A la sollicitation de l’humble François, Dominique bénit un vase plein de cette eau bourbeuse et la fit renverser dans le puits. A partir de ce moment, l’eau du puits ne cessa d’être parfaitement claire et de qualité excellente,
On rapporte dans la vie de saint François un autre miracle qui lui fut commun avec son ami saint Dominique. Il est consigné plus au long dans un manuscrit espagnol d'un Compagnon du bienheureux Père saint Dominique. En voici la substance :
“ Saint François tenant un Chapitre de son Ordre dans une petite ville, notre Père saint Dominique ! alla le voir ; et ils se cherchaient souvent pour leur consolation spirituelle. Le Couvent se trouva dépourvu de vivres : l'heure du repas vint ; on n'avait rien à manger. Les deux Saints se mirent en prière, et se sentant exaucés, ils firent assembler les Religieux au réfectoire, où, après la bénédiction de la table, on vit entrer de jeunes hommes, d’une admirable beauté, au nombre de vingt, qui apportaient tout ce qui était nécessaire pour le repas de la Communauté entière. Ils servirent les Religieux vec un grand recueillement et une profonde humilité; après quoi, se plaçant en ordre, deux à deux, ils se retirèrent. Le repas étant fini, notre Père saint Dominique fit un beaü discours sur la confiance en:
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Dieu, et il avait coutume de prêcher dans les Couvents des Frères Mineurs, lorsqu'il y recevait la sainte hospitalité dans ses voyages. Il en agissait ainsi, à cause de son étroite union avec son grand ami, saint François.”
L'âme virginale de saint Dominique s’envola de cette misérable terre vers le séjour de l’éternelle joie, cinq ans avant celle de son inséparable ami, le Séraphin d'Assise.
Nous possédons le portrait de ce Chérubin de la terre, peint en ces tertnes dans la Légende du Séraphique François, Légendé composée par ordre du Pape Grégoire IX, le sincère ami de ces deux saints Patriarches. “ Dominique était d’une taille médiocre, fine et bien proportionnée, Il avait le visage beau et agréable, la voix sonore et les mains longues. Ses cheveux étaient clairs et d’un blond quelque peu ardent aussi bien que sa barbe, De son front et de son regard sortait une splend:ur rayonnante qui le faisait vénérer de tout le monde. Une religieuse allégresse était toujours peinte sur son visage, à moins que sa compassion pour les âmes souffrantes n'y fit paraître de la tristesse.”
Son corps virginal repose dans le Couvent de son Ordre, à Bologne la Savante. Nous avons eu le bonheur de nous prosterner, le cœur ému, dans ce Couvent des heureux Enfants de saint Dominique, sur le magnifique tombeau du grand Patriarche, leur illustre Père.
L'amitié qui avait uni les deux Saints, pendant
leur vie, s'est perpétuée parmi leurs enfants. Les Frères Prêcheurs et les Frères Mineurs ont travaillé de concert à la défense de l'Eglise et à la réforme de la société chrétienne: portant dans le} monde entier le flambeau de la foi, ils se sont & rencontrés sur toutes les plages, sous tous les climats, et souvent ils ont cueilli ensemble la palme du martyre.
Les Supérieurs des deux Ordres eurent toujours à cœur d'entretenir dans leurs Familles ces traditions de sainte confraternité.
Nous possédons-la magnifique Lettre adressée @ en 1255 à tous les Religieux des deux Ordres, par le Bienheureux Humbert de Romans, Maître général des Frères Prêcheurs et le B. Jean de Parme, Ministre général des Frères Mineurs.
. “À NoS FRÈRES BIEN-AIMÉS EN JÉSUS-CHRIST, LES FRÈRES MINEURS ET LES FRÈRES PRé- CHEURS RÉPANDUS PAR TOUT L’'UNIVERS,.
“ Le Sauveur du monde qui aime tous les hommes æt ne veut la mort d'aucun de ses enfants, a pris différents moyens, dans les diverses époques, pour réparer la ruine primitive du genre humain : dans | «es derniers temps, ii a suscité nos deux Ordres pour ce ministère de salut. Nous le croyons indubitablement, c’est lui qui a appelé et enrichi de ses. «ons les plus précieux ces deux nombreuses Familles : d'hommes dévoués, qui doivent sauver la terre par
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enrichi de ses ses Familles :
r la terre par
la parole et’ par l'exemple. Pour la gloire de Dieu et non pour la leur, ces deux Ordres sont deux grands flambeaux qui illuminent d’une clarté céleste ceux qui sont assis à l'ombre de la mort : ils sont deux chérubins remplis de science qui lisent dans jeurs âmes les mêmes pensées et les mêmes désirs : étendant leurs ailes sur le peuple, ils le protégent et le nourrissent de vérités salutaires : ils sont les deux fils du Dominateur de la terre : ils se tiennent prêts à exécuter toutes ses volontés : ils sont les deux témoins de Jésus-Christ, vêtus d’habits symboliques ; ils prêchent la vérité et lui rendent témoignage ; ils sont ces deux étoiles brillantes qui ont, suivant j'oracle des sibylles, l'apparence de quatre animaux et qui dans ces derniers jours ont créé au monde l'humilité et la pauvreté volontaire.
Qui pourrait compter tous les mystérieux et symboliques rapports des nombres avec ces deux Ordres sacrés? La divine Sagesse qui a produit toutes choses avec nombre, n’a pas voulu seulement un Ordre, mais deux, afin qu'ils aient une société mutuelle pour le service de l'Eglise et pour leur avantage propre; ils se réchaufferont dans une même charité; ils s’aideront et s’encourageront l'un et l’autre; et ainsi leur zèle sera doublé ; la force de l’un ajoutera ou suppléera à la force de l’autre; et le double témoignage qu'ils rendront à la vérité en sera plus imposant.
Considérez, nos très chers Frères, combien abondante doit être la sincérité de notre dilection, nous
que notre Mère la sainte Eglise a enfantés en même temps, nous que l’éternelle Charité a envoyés ensemble pour travailler au salut des hommes. Comment les Fidèles nous reconnaîtront-ils pour des envoyés du Christ si ce n’est à notre affectueuse union ? Comment pourrions-nous répandre la charité dans les âmes, si, entre nous, elle restait faible et languissante ? Combien grand, combien fort doit être l’amour qui nous unit, puisqu'il a été incommensurable entre le Bienheureux François et le Bienheureux Dominique et entre nos anciens Pères ! Ils se regardaient comme des anges de Dieu ; ils se recevaient réciproquement, comme s'ils avaient reçu 12 Christ lui-même ; ils se rendaient des honneurs, ils se réjouissaient de leurs progrès spirituels, ils 5e donnaient de saintes louanges, et, en toutes choses, ils se prêtaient une sincère et mutuelle assistance,
Quels grands avantages ont retiré de cette union nos deux Ordres et le peuple fidèle ! Quelle gloire en a été rendue à Dieu! Voilà ce qui faisait frémir antique ennemi; comme un lion en fureur, il cherche à briser les liens de cette ancienne charité, O vous qui êtes bénis de Dieu, prenez garde qu'il ne puisse dire dans son orgueil: J'ai prévalu contre eux, parce que, s'éloignant des vestiges de leurs ancêtes, ils n’ont plus marché dans les voies de la dilection et de l'amour. Que le démon nous trouve donc toujours prêts à défendre cette très. précieuse charité qui nous a été léguée -par nos
Pots “+.
Nous vous supplions par la Charité qui est Dieu en méme même, de faire avec soin tout ce qui pourra entrevoyés en- tenir la paix, la mutuelle concorde dans le Seigneur es. Com- et l'indissoluble unité.
pour des Nous avors regardé comme un devoir de notre ffectueuse paternité de vous écrire ces choses, ne pouvant e la charité vous les dire de vive voix.” it faible et Ces deux grandes Familles, nous l’avons déjà dit, fort doit ne se sont écartées en rien de ces admirables enseiété incom- gnements. Deux siècles plus tard, Sixte IV, en les
çois et le contemplant, s’écriait dans son admiration : “Ces. iens Pères ! deux Ordres, comme les deux premiers fleuves du ieu ; ils se paradis des délices, ont arrosé la terre de l'Eglise aient reçu universelle, par leur doctrine, leurs vertus et leurs s honneurs, À mérites, et la rendent chaque jour plus fertile : ce
tuels, ile se sont les deux Séraphins qui, élevés sur les ailes d’une ites choses, contemplation sublime et d'un angélique amour auassistance. dessus de toutes les choses de la terre, par le chart cette union assidu des louanges divines, par la manifestation uelle gloire des bienfaits immenses que Dieu, ouvrier suprême, a isait frémir LE conférés au genre humain, rapportent sans cesse
fureur, il dans les greniers de la sainte Eglise les gerbes abonine charité, dantes de la pure moisson des âmes rachetées par garde qu'il le précieux Sang de Jésus-Christ. Ce sont les deux ai prévalu trompettes dont se sert le Seigrieur Dieu pour appe.
vestiges de ler les peuples au Banquet de son saint Evangile.” les voies de Ces traditions de mutuelle charité nous sont émon nous “ecommandées dans les Constitutions générales de cette très À l'Ordre, en vigueur chez les Frères Mineurs de ée-par nos l’'Observance.
J È ÿ ÿ ® PRES à SE SE NE
Pour garder dans les traditions des deux Ordres cette étroite union, un usage touchant a été établi, éternel mémorial de l’amitié des saints Patriarches : le 4 Août, Fête de Notre Père saint Dominique, le Ministre Général des Frères Mineurs de l’Observance se rend au Couvent généralice des Dominicains, à Rome, afin d’y célébrer les offices solennels ; et le 4 Octobre, Fête de N:S. P. S. François le Maître Général des Frères Prêcheurs préside au Couvent des Franciscains, et célèbre avec le successeur de saint François, la Fête du séraphique Patriarche. Cet usage se pratique également dans toutes les autres villes et localités où les Dominicains et les Franciscains ont des Monasères.
Cette admirable fraternité des deux Ordres se
retrouve jusque dans leur Liturgie respective: les Frères Prêcheurs récitent pour.la Fête de saint François, l'Office propre du Saint que récitent les Frères Mineurs ; et ceux-ci pour la Fête de saint Dominique, disent le même office que les Frères Prêcheurs, sous le rit Double de 1re classe, avec Octave. (1)
en
(1) Auréole Sérap. 4 Août.
1x Ordres été établi, triarches :
inique, le > l'Obseres Domices solen- François réside au ec le sucéraphique nent dans es Domi- Tonasères.
Ordres se ctive : les de saint écitent les e de saint les Frères asse, avec