SAINT, ES
ansformé aussi bien icifié, cet nneur de inte jours ontagne il l'avait ncule : le ’accourir
enfants, s mains.
ressantes oin, dans ouvertes êmité de
moyens cs, pour résolut
d'opérer plusieurs miracles par leur vertu. Il le fit éclater spécialement dans ce voyage de l’Alverne à Sainte-Marie-des-Anges ; puis ensuite, pendant la vie et après la mort du Saint, dans les différentes parties du monde, Le Seigneur voulait ainsi par des prodiges éclatants et certains manifester la vertu secrète et merveilleuse des Stigmates de son Serviteur, ainsi que l’excessive charité et la miséricorde dont il s'était plu à le favoriser. Le voyage entier de l’Alverne à Sainte-Marie-des-Anges ne fut qu’une suite non interrompue d’'éclatants miracles. (1)
Lorsqu'ils furent près d’arriver, Frère Léon, levant les yeux, aperçut dans la direction du Couvent une croix magnifique qui portait la figure de Jésus crucifié. Cette croix qui suivait exactement tous les mouvements du Saint brillait d’une si vive splendeur, qu'elle éclairait non-seulement son visage, mais encore tout le chemin où il se trouvait. Elle ne disparut qu'au moment où il entra à Sainte-Marie-des- Anges,
Depuis ce jour à jamais mémorable où François descendit la montagne de l’Alverne, les pieds et les mains stigmatisés, sa vie ne fut plus qu'une longue agonie, un indicible martyre. Incapable de marcher, à cause de l’excessive douleur que lui causaient les clous dont il avait les pieds transpercés, il se faisait
(1) Tous ces miracles sont rapportés par les Ecrivains qui ont Spécialement écrit sur le prodige des sacrés Stigmates.
RE
Rs ee
traîner par les villes et les villages de PItalie, préchant encore au peuple et disant : “ Jésus-Christ mon amour à été crucifié !”” Et déjà presque sûr le seuil de la tombe, il disait fréquemment 4 ses Religieux : “O mes très chers Frères et mes Enfants bénis à jamais, commençons maintenant à servir le bon Dieu et à faire pénitence : car, jusqu’à présent nous avons fait peu de chose, nous n'avons rien fait.”
Cependant épuisé par les fatigues de l’apostolat, par ses effrayantes austérités, par le sang qui s'échappait de ses plaies, il dépérissait sensiblement : mais ses souffrances lui étaient chères : il les appelait ses Sœurs et n’en voulait rien perdre. Une voix céleste lui avait dit: “ François, les souffrances que vous endurez sont préff'ables à toutes les richesses du monde, car elles neuvent vous faire obtenir un royaume dont le prix est inestimable. — François, la voie des souffrances est celle qui conduit à la Béatitude éternelle.”
Une autre voix lui avait fait connaître le jour de sa mort : aussi la vit-il arriver avee une admirable sérénité, et il la salua, comme les souffrances, du doux nom de sœur. Le Saint fit venir près de lui Frère Léon : “ Chere petite brebis du Christ, lui dit-il, ajoutez une dernière strophe au Cantique du Soleil ; (1) car, il a plu au Seigneur de m’annoncer
(1) Admirable Cantique que les anciens Chroniqueurs appellent tantôt Æyrme de la Création ; tantôt Cantique du Soleil et que le
Italie, préésus-Christ sque sur le nent À ses es Enfants nt à servir qu’à présent avons rien
l’apostolat, > sang qui asib'ement :
. il les aprdre. Une souffrances
toutes les
vous faire inestimable.
st ceile qui
e le jour de » admirable ffrances, du près de lui Christ, lui Cantique du m'annoncer
hueurs appellent Soleil et que le
le moment où je serai délivré des liens qui me retiennent encore ici-bas.” Frère Léon écrivit : “ Soyez béni, Seigneur, pour la mort, notre Sœwr, que nul homme vivant ne peut éviter ; malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel: heureux ceux qui, à l'heure de la mort, se trouvent conformes à votre sainte volonté, la seconde mort ne pourra les atteindre.” ; "
Mais hâtons-nous, âmes pieuses qui lisez ces lignes, hâtons-nous de recueillir les dernières volontés et les dernières bénédictions du Stigmatisé de l’Alverne, notre bien-aimé Père!
Une nuït, au Couvent de Sienne, où on l'avait transporté à cause de la douceur du climat, le séraphique malade eut une crise si violente qu'il parut toucher à sa dernière heure. Tous les Frères du couvent, et plusieurs autres, venus des divers points de lItalie, l’entouraient fondant en larmes, et le suppliaient dé ne point les quitter, avant de leur avoir fait ses dernières recommandations : “ Que tous les Frères, dit le séraphique Patriarche, s’aimeat toujours entre eux, comme je les ai aimés et comme je les aime ; qu’ils chérissent toujours ma Dame et ma Maïtresse, la sainte Pauvreté, et la conservent comme un trésor précieux. Qu'ils soient toujours soumis et fidèlement attachés au Souverain Pontife et rux Prélats de la sainte Eglise. Que le
Saint dicta à Frère Léonard, vers la fin ce l’année 1224, à la suite d’une estase où l'Esprit de Dieu l’assura Ge son salut éternel.
Père, le Fils et le Saint-Esprit les bénissent et les protégent.” Cette recommandation était pour toutes les âmes, alors présentes dans son Ordre et pour toutes celles qui devaient y entrer jusqu’à la fin du monde.
De Sienne, le Saint fut transporté à Notre- Dame-des-Anges. En passant à Assise, l'Evêque voulut l'avoir dans son palais ; c’est là que le médecin qui ne quittait plus l’homme de Dieu, l’avertit que sa mort était proche, Le visage de François devint alors radieux, et il chanta les louanges de sa Sœur la mort. Comme le Patriarche Jacob, il fit venir ses Enfants, et il les bénit, les bras étendus, l’un sur l’autre, en forme de croix ; puis il demanda a être enfin transporté à sa chère Portioncule, berceau de son Ordre.
Quand on fut dans la plaine, en face d'Assise : “tournez-moi, dit-il, du côté de la ville ;” et se soulevant de sa couche de douleur, il prononça ces solennelles paroles : “ Soyez bénie du Seigneur, ville fidèle à Dieu, parce que beaucoup d’âmes seront sauvées en vous et par vous. Un grand nombre de Serviteurs du Très-Haut, habiteront dans votre enceinte et la plupart de vos citoyens seront choisis pour la vie éternelle !” et dans son attendrissement, il versait des larmes abondantes,
Le Vendredi, 3 Octobre, il fit assembler ses Frères, les bénit une seconde fois, fit un signe de croix sur un pain qu'il partagea à tous, comme un symbole d'union et de concorde fraternelle, Tous les Frères
nt et les ur toutes et pour la fin du
à Notrel'Evêque ue le mé- , avertit François louanges Jacob, il étendus, demanda cule, ber-
d'Assise :
et se soua Ces SOeur, ville es seront bmbre de
otre ent choisis ssement,
s Frères, roix sur symbole ks Frères
fondaient en larmes. Après un instant de repos, le saint Patriarche dicta son Testament spirituel, dernière instruction de pénitence et d'amour.
Le lendemain, 4 Octobre, François se dépouilla du vêtement qu'il portait et on lûüi donna un habit d'emprunt qu’il accepta par pauvreté et par obéissance ; il se fit aussi coucher sur la terre nue. Vers le soir, l’illustre mou.ant, couché sur la terre nue, fit chanter le Cantique du Soleil et s'unit avec une allésresse indicible à ce chant d'amour. Le Cantique achevé, il croisa de nouveau ses bras, donna, au nom et par la vertu de Jésus crucifié, une suprême Bénédiction, aux présents et aux absents, et il ajouta : “ Adieu, mes Enfants; je vous dis adieu à tous! je vous laïsse dans la crainte du Ss<igneur : demeurez-y toujours. Le temps de l'épreuve et de la tribulation approche. Heureux ceux qui persévèreront dans le bien qu'ils ont commencé. Pour moi, je m'en vais à Dieu avec un g#and empressement, et je vous recommande tous à sa sainte grâce |”
Il se fit lire ensuite la Passion du Sauveur. Après cette lecture, il commença lui-même à réciter d’une voix presque éteinte, cette hymne de la délivrance :
“ Ma voix a crié vers le Seigneur : je lui af adressé mes vœux.— Je répands mes prières en sa présence: je lui dis mes douleurs, et mon esprit est près de défaillir, — C’est vous que j'implore, ô mon Dieu, et j'ai dit: Vous êtes mon espérance et mon partage dans la terre dés Vivants. — Délivrez, Sei-
: 4 — pu rt nr SR me msi
ss der 2 mr
-gneur, mon âme de sa prison, afin que je puisse vous glorifier. Les Justes sont ‘dans l'attente de la récompense que vous me donnerez....”
Lorsqu'il eut murmuré ces dernières paroles, il poussa un léger soupir : son âme avait brisé ses liens et s’envolait dans le sein de Dieu ! C'était le samedi soir, 4 Octobre de l’année 1226. Saint François était alors dans la ararante-cinquième année de son Âge et la vingtième de sa conversion.
“ Un de ses Frères et de ses disciples, dit saint Bonaventure, vit cette âme bienheureuse, sous l’apparence d’une étoile très brillante, portée au-dessus des grandes eaux sur une nuée blanche, qui la con- -duisait droit au séjour de la gloire : c'était, continue le Docteur séraphique, l’image de l’éblouissante -candeur de sa sublime sainteté, qui avec une plénitude de grâce et de sagesse l’avait rendu digne d'entrer dans le séjour de la lumière et de la paix, -où il se reposesavec Jésus-Christ pour l'éternité.”
Frère Augustin d'Assise, Provincial de la Terre de Labour, homme juste et saint, qui était malade à l’extrêmité, et ne parlait plus, s’écria tout-à-coup: “ Attendez-moi, mon Père, attendez-moi ; je m'en vais avec vous.” Les Religieux tout étonnés, lui demandèfent à qui il parlait. “ Hé quoi, leur répondit-il d’un ton ferme, ne voyez-vous pas François notre Père qui va au Ciel?” A l'instant, sa belle âme se détacha de son corps et suivit celle de son bienheureux Père. :
Quand le Saint mourut, c'était la nuit tombante :
isse vous de la ré-
aroles, il brisé. ses C'était le 6. Saint inquième nversion.
dit saint sous l’apau-dessus ui la con- , continue louissante une plédu digne e la paix, ernité.” la Terre it malade it-à-COUP :
Je men onnés, lui i, leur rébas Franstant, sa it celle de
ombante :
or des alouettes, ces petits oiseaux qui aiment la lumière et qui craignent l'ombre des crépuscules, parurent en très grand nombre au-dessus de Sainte- Marie-des-Anges ; pendant longtemps elles voltigèrent là, avec une joie inaccoutumée, à la gloire du Saint qui durant sa vie les invitait avec tant de tendresse à chanter les louanges du Créateur ; les alouettes, ses chères petites sæwwrs, lui rendaient ainsi un dernier hommage aussi gracieux qu’il était éclatant. :
François, le serviteur et l’ami de Dieu, le fondateur et le Chef des Frères Mineurs, le grand maître de la pauvreté, la règle de la pénitence, le héraut de la vérité, le miroir de la sainteté, le modèle de la perfection évangélique, François marcha avec l’aide de la grâce, sans faiblir jamais, de progrès
.en progrès, depuis le premier jour de sa carrière
jusqu’au dernier. Cet homme prodigieux, d'autant plus riche en grâces, qu'il se fit plus pauvre des biens de la terre ; d'autant plus élevé, qu'il fut plus humble ; plus fort, qu’il se mortifia davantage ; plus sage, qu'il fut plus simple de cœur ; cet homme extraordinaire par la pureté de toute sa vie, le Seigneur s’est plu à le faire grand aux yeux des hommes pendant qu'il accomplissait sa destinée sur la terre ; mais cette grandeur ne fut que le prélude de celle qui lui était réservée après sa mort. Au sortir de ce monde, en effet, nour entrer dans la sainte maison de son éternité, et buvant désormais avec plénitude aux ondes sacrées de la fontaine de