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Ël après avoir ajouté quelques bonnes paroles, il les congédia sans prendre de résolution définitive» leur promit de consulter les cardinaux, et recommanda à François en particulier de s'adresser à Dieu, afin que lui-même manifestât sa volonté.
L'anxiété de François dut être bien grande ; il ne comprenait rien à ces lenteurs, à ces témoignages d'aHection qui n'étaient Jamais suivis d'une approbation ca tronque.
Il lui semblait qu'il avait dit tout ce qu il avait à dire. Pour trouver de nouveaux arguments il n'avait plus qu'un recours, la prière-
U se sentit exaucé en trouvant dans sa conversation
avec Jésus la parabole de la Pauvreté, et retourna la proposer au pape :
«Il y avait, dans un désert, une femme très pauvre, mais belle. Un grand roi voyant aa beauté, désira la prendre pour épouse, parce qu'il pouvait par elle engên-
prolixam, capillos incultos, supercilia pcndentia et nigra diliyenter considcrans; cum pctitionem cjus tam ardunm et executione impossihilcm rccxtare fccissct, despcxit cum et dixit : Vadc fratei\ et qnœve porcoa, quihus potius dcbcs quam hominibus comparariy et iiivolvc te cum as in volutabro, et regulam illis a te commentatam tratims, officium tuœ prœdicationis impende. Quod audiens Franciscus inclinato capite exivit et porcis taî]dcm inventiSf in luto se cum eis tamdiu involvit^ quousque a planta pedis usque ad vcrticcm, corpus siiiim (otum cmn ipso habitu polluisset. Sicque ad consistorium rcvertens, Papœ se conspcctibus prœêeniavit dicen$:. Domine feci »icut prœcepisti, exaudi nunc obseero petitionem meùm, ed. Wats, p. 340. Le trait est d'un tour bien franciscain et doit avoir qaelqae iMise hiatorique. Chose curieuse, il va rejoindre en quelque sorte un passage de la légende de Bonaventure qui est une interpolAtion de la fin du treizième iîèele. V. A. SS., p. SOI.
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drer de beaux enfants. Le mariage contracté et consommé, beaucoup de fils lui naquirent. Lorsqu'ils furent devenus grands, leur mère leur parla ainsi : «Mes en^Etnts, tous n'avez pas à rougir, car tous êtes les
tiU du roi ; allez donc à sa cour, et il vous donnera tout ce qui vous sera nécessaire.»
Lorsqu'ils j arrivèrent, le roi admira leur beauté et trouvant en eux sa ressemblance, il leur dit: «De qui ctesvous les iils?» Et lorsqu'ils eurent répondu qu'ils étaient les fils d'une pauvre femme qui habitait dans le désert, le roi les pressa tout joyeux sur son sein disant: «N'ayez aucune crainte car vous êtes mes fils ; si des étrangers mangent à ma table, à plus forte raison vous qui êtes mes fils légitimes.» Puis le roi fit dire à la femme d'envoyer à sa cour tous les fils qu'elle avait conçus atin qu'ils y fussent nourris.
«Je suis, très Saint-Père, ajouta François, cette pauvre femme que le bon Dieu dans son amour a daigné rendre belle, et dont il lui a plu d'avoir des fils légitimes. Le roi des rois m'a dit qu'il nourrira tous les fils qu'il aura de moi^ car s'il nourrit des bâtards, il doit bien nourrir ses fils légitimes ^ »
4. 3 Soc. 50 et 51; Bon. 37; 2 Gel. 1, il ; Bernard de Besae Ms. de Turin, 101 b. Uberlin de Casai {Arhor viiœ crucifixœ, Venise 1485, lib. V, cap. 111) fait un curieux récit où il dépeint l'indignalion des prélats contre François. Quœnam hœc ett doctn'na nova quam in fers aaribus }éOslris f Quis potcat vivere sine temporalium posscasione ? Nuinquid tu meliov es quam patres nostri qui dederunt nobia temporalia et in temporalibus abundante» eeclesiaê possideruntt Suit la belle prière insérée par Wadding dans les œuvres de François. L*idée m lî tresse est la môme que dans la parabole de la pauvreté. Ce récit, quoique ne se référant à aucune source, a cependant son Importance, puisqu'il nous montre comment en Tan 1900, un homme qui avait eu tous les documents sous les yeui, se représentait les premières démarches de François.