Soc
2. Tout cela subsiste encore dans l'état primitif. La route qui conduisait d'Assise à l'abbaye aujourd'hui détruite du mont Subasio (l'res<iue à la cime de la montai,'ne), passait aux Gorceri, où était une petite chapelle bâtie par les Bénédictins.
RiVO-TOttlO
aller y prêcher, se relrouveal partout où saint François a passé. Ils formeol, eux aussi, comme une suite de documents sur sa vie, tout aussi importants que les lémoigoages écrits. Quelque chose de sou àme se retrouve encore dans ces cavernes au milieu des forêts de rApeaniD. Jamais il ne sépara la vie couteuiplative de la vie active. On en a un précieux souvenir dans le règlemeat pour les frères qui passent quelque temps dans les ermitages^.
Le retour des Frères à Rivo-Torlo fut marqué par un redoublement de leur popularité. Les attaques intéressées qu*ils avaient eu à subir auparavant, se perdaient dans un concert de louanges. Peut-être avait-on deviué, . la malveillance de révêque et fut-on heureux de la^'^ voir mise en échec?
Quoi qu'il en soit,'un vif mouvement de sympathie et d admiration se produisit: on se rappelait parmi le peuple rindiSérence que le fils de Bemardone avait marquée quelques mois auparavant à Fégard d'Oilion IV allant se faire couronner à Home. L'empereur avait traversé ritalie avec une suite nombreuse et un faste destiné à frapper lespril des populations; or, non seulement François ne s'était pas dérangé pour aller le voir, mais il avait enjoint à ses frères de s abstenir aussi, et s'était borné à déléguer l'un d'entre eux, chargé de
1. JUi qui religioêe volant starc in eremis sint tre^ aut quatuor ad pluê. Duo ex ipsis aint maires^ et habcant duos filios, vel unum ad minus. Illi duo teneant vitam Marthœ et alii duo vitam Mariœ Magdalenœ. Jian. 33S d'Assise 43a-b; texte donné anaei dans Conf. 143 ai, aux<iueUes Wadding l'a emprunté pour rinsérer dans son édiUon des Qpufciilef de saint François. Cf 2 Gel. 3, 113. 11 est possible que nous ayons là un fragment de la règle qui aurait été composée vers 1S17.
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rappeler au moDarque combîeo les gloires de la terre
SODI épliéuières. Plus lard oq crut qu'il lui avait Tait prédire son excommuDÎcalioD prochaîne.
Cette fière allitude impressionna vivement les imagiDatioos^. Peut-être le servit-elle plus daos reslime populaire que tout ce qu*il avait fait jusqu alors. La foule» qui souvent ne comprend pas grand cliose aux sentiments délicats, s'enthousiasme bien vite de ceux qui à tort ou à raison ne s inclinent pas devant le pouvoir. Elle avait compris celte fois que là où les autres voyaient des pauvres, des riches, des nobles, des vilains» des savants, François ne voyait que des ftmes qui lui étaient d'autant plus précieuses qu'elles étaient plus abandonnées ou plus méprisées.
Aucun biographe ne nous indique combien dura le séjour des Pénitents à Rivo-Torto. On est cependant porté à croire qu'ils y passèrent la fin de 1210 et les preuiiers mois de 1211, évangélisant les villes et les villages des environs.
Ils y souiïrirent beaucoup: celle partie de la plaine d'Assise se trouve presque chaque automne inondée par les tonents, et plusieurs fois les pauvres fières, bloqués à la léproserie» durent se contenter, pour toute nourriture, de quelques rav^ arrachées dans les champs.
Leur baraque était si étroite que lorsqu'ils y étaient tous réunis, ils avaient beaucoup de peine à ne pas se gêner les uns les autres; pour assigner à chacaa
/ sa quote-part d'espace, François écrivit le nom de chaque frère sur la poutre qui soutenait tout le bâtiment.