‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 122 sur 242 · Fior, 11 j Conform, 50 b 2 j Spec, 104 a · texte numérisé non relu

Fior, 11 j Conform, 50 b 2 j Spec, 104 a

arant d'entrer dans TOrdre; mais ce qui est plus étrange > eocore pour nos mœurs, c*est que les frères s'eogageaient souvent comme domestiques ^.

Le cas de frère Égide ne fut pas une exception, c*étaît la r^le. Cela dura peu, car bientôt les frères qui eotraient daos les maisoDS comme douiesliques, y furent traités en hôtes de distinction; mais à l'origine, ils furent à la lettre des serviteurs, et se chargeaient des travaux les plus vils.

Parmi tous les travaux dont ils pouvaient s'acquitter, François recommanda surtout le soin des lépreux. On a vu le rôle important que ces malheureux avaient joué dans sa vie au moment de sa conversion, aussi garda*t-il toujours pour eux une pitié particulière qu*il chercha à faire partager à ses disciples.

Pendant quelques années les Frères Mineurs ont en quelque sorte voyagé de léproserie en léproserie, prê-. chant le jour dans les villes et les villages, se retirant le soir dans ces sortes d'hôpitaux, où ils reudaient aux malades du bon Dieu les services les plus répugnants.

Les Crucigères qui dirigeaient la plupart des maladreries, étaient heureux de voir arriver des aides toujours bien disposés, et qui, bien loin de demander une

rétribution quelconque , se contentaient de manger ce que les malades avaient laissé'.

En effet, quoique créés uniquement pour soigner les lépreux, les frères de cet Ordre perdaient quelquefois

1. Règle de 1221 chap. 7 : Omnea firatreB, in quibuicumque hciê fiurint apud aliqiêOê ad tertriendum, vèl ad laborandum, mm êint eamerariif née eellani, née praseint in domibue earum gutbue serviunL Cf. 1 Gel. 38 et 40. A. SS. p. 606.

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