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luelles^. C'est dans ce sancluaire réparé de ses propres mains» au pied du crucifix qui lui avait parlé, que Claire devait désormais venir prier. C'était la maison de Dieu ; c'était aussi beaucoup celle de François. Eu franchissant le seuil, Claire éprouva sans doute ce scnliment si doux et si poignant de la femme qui entre pour la première fois dans la demeure conjugale, et tremble d*émotion à la pensée de l'avenir radieux et confus.
Si l'on veut ne pas se méprendre tout k fait sur ces commencements, il faut se rappeler avec quelle rapidité les influences du dehors transformèrent la conception initiale de saint François.
A ce moment il ne visait pas plus à fonder un second ordre qu'il n'avait voulu en fonder un premier. En arrachant Claire à ses parents, il avait simplement agi en vrai chevalier qui délivre une femme opprimée» et la prend sous sa protection. En l'installant à Saint-Damien, il préparait un refuge pour celles qui voudraient l'imiter, et pratiquer en dehors du monde la Ràgle évangëlique. Mais celte perfection dont lui et ses disciples étaient les apôtres et les missionnaires, que Claire et ses compagnes devaient réaliser dans le célibat» il ne doutait pas qu*dle ne fût praticable aussi dans toutes les positions sociales; de là ce qu'on a appelé à tort le Tiers Ordre ou le troisième ordre» et qui dans sa pensée primitive n'était pas séparé du premier. Ce Tiers Ordre n a pas eu besoin d'ôtre institué en 1221» car il a existé du moment où une seule conscience a voulu pratiquer ses enseignements» sans pouvoir cependant le suivre à la