Soc. 57 i Cf. An, Perui. A. SS. p
YIB DE S. FRANÇOIS
Une des recommandations les plus fréquentes de François portait sur le respect du au clergé; il suppliait ses disciples d*aToir pour les prfttres une déférence toate particulière, de ne jamais les rencontrer sans leur baiser la main.
Il sentait fort bien que les frères, ayant renoncé à tout, étaient exposés à être injustes ou sévères pour les riches et les puissants de la terre : aussi cherchait-il à les prémunir contre cette tendance, concluant soureot ses avis par cette belle parole : a II y a des hommes qui j aujourd'hui nous paraissent être les membres du Diable, î qui un jour seront les disciples du Christ. »
«Notre vie au milieu du monde, disait-il encore, devrait être telle, qu*en nous entendant, comme en nous voyant, chacun soit porté à louer le Père céleste. Vous annoncez la paix, ayez*Ia dans le cœur. Ne soyez pour personne une occasion de colère ou de scandale, mais que par votre douceur tous soient amenés à la paix, à la concorde et à la bienfaisance.»
C'était surtout quand il s'agissait de ranimer ses disciples, de les rassurer contre les tentations, et de les en délivrer que François remportait ses plus beaux triomphes. Si troublée que fût une âme, sa parole y ramenait la sérénité; et celte ardeur qu'il avait pour calmer les tristesses, il la retrouvait fougueuse et terrible pour réprimer les défaillances ; mais dans ces temps de première ferveur, il avait rarement roccasion de montrer sa sévérité; plus souvent, il dut reprendre doucement des frères dont la piété exagérait les macérations et les pénitences.
Quand tout était terminé et que chacun avait eu sa part à ce banquet de Tamour, François les bénissait, et