‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 141 sur 242 · Cel. 3, 101; Spec. 13Ga; 1 Cel · texte numérisé non relu

Cel. 3, 101; Spec. 13Ga; 1 Cel

6. C'est la scène de sa vie le plus souvent reproduite par les précurseurs de Giotto. L'artiste inconntt qui (avant 1236) a décoré U nef de l'église inférieure d'Assise a consacré cinq fresques à

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règne de Tari byzantin et de la pensée doni il était l'image. C'est la Cd du dogmatisme et de rautorité ; c'est l*aTènement de l'individnalisme et de rinspiratioo, avènement bien précaire sans doute, et qui sera suivi de réactions opinifttres, mais qui n*en marque pas moins une date dans Tbistoire de la conscience humai ne ^« Parmi les compagnons de François» beaucoup étaient trop enfants de leur siècle, trop imbus de sa discipline théologique et métaphysique, pour comprendre tout à fait un senlimeat si naïf et si profond Mais tous, à

i'hiitoire de Jésus et cinq à la vie de saint François : Sur ces dernières U a représenté : 1» Le renoncement à l'héritage paternel ; 2« François soutenant révise de Latranj 3« la prédkaUon aux oiseaux; 4* les stigmates; 5* les funérailles. Cette œuvre, malheureusement fort mal éclairée, et dont la moitié, A peu prte, a disparu lors de la constmcUon des ebapeUes de la nef, mériterait d'être gravée avant de disparaître oomplètement. L'histoire de Tari au temps de Giunta Pisano est encore trop enveloppée d'obscurité pour qu'on puisse négliger une pareille source de renseignements. M. Thode {Front von AstUi und die Anfàngê der Kun$t. Berlin 1885, in-8« av. grav.) et le R. P. Fratini {Storia délia Ba^ilica d'Assisi. Pralo 1882, in-S») sont beaucoup trop brefs en ce qui concerne ces fresques.

1. Je ne prétends pas, cela va sans dire , que François ait été le seul initiateur de ce mouvement, et moins encore son créateur; il en a été le chantre )e mieux inspiré, et cel.i peut suffirai sa gloire. Si ritalie a été réveillée, c'est qu'elle ne dormait pas aussi lourdement qu'au dixième siècle ; les mosaïques de la façade du dôme de Spolète (le Christ entre la Vierge et saint Jean) appartiennent déjà à l'art nouveau. La victoire cependant était si peu définitive que les peintures murales de Saint-Laurent hors les Murs et desQuatre- Couronnés qui lui sont postérieures d'une diiaine d'années, retombent dans un bysantinisme grossier. Voir aussi celles du baptistère de Florence.

2. De là, les explications plus ou moins subtiles, dont ils ont orné ces traits. — Sur le rûle des animaux dans les lég^endes du treizième siècle, on ( eut consulter Gésairo de ileiî»terbach, éd. Strange t. 11, p. 257 ss.

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PRliMIÈUES lEMATlVliS SLR LES INFIDÈLES 207

des degrés divers, ont subi le charme. Les pages de Thomas de Celano sont ici d*uii lyrisme qu'on ne retrouve dans aucune autre partie de son ouvrage, et se terminent par UQ portrait de François qui fait songer au Cantique des Cantiques^ : d'une taille au-dessous de la moyenne, François avait la figure gaie et l)oaue, les yeux noirs, la voix douce et sonore. Il y avait dans toute sa personne quelque chose de frêle et de gracile qui le rendait infiniment aimable. Tous ces traits se retrouvent dans les plus anciens portraits ^.

1* 1 Gel. 80-S3.

2. 1 Gel. 83; Conform. 111 a. H. Thode {Anfângû p. 76-94) étudie une trentaine de portraits. Lee plue importante sont reprodoits dans Saint Françoiê (1 toI. in-i», Paris 1885); i^ Portrait contemporain par frère Eudes ; se trouve à Subiaeo {loe. cit. p. 80) ; S* Portrait datant des environs de 1230 par Ginnta Pisano (?); eonservé à la Portioncole (loc. eit, p. 384) ; 3» enfin, portrait daté de 1235, par Bon. Berlingbieri et consen'é à Pescia en Toscane {loc. cit. p. 277). En 1886, le prof. Caralloli a étudié avec grand soin un portrait qui date à peu près des mi'mes années, et dont il donne un dessin, (conservé aussi depuis quehiue temps à la Portioncule). Miacellanea fmncei^cana t. I, ]). 4i-48. Cf. p. 160, 190 et 1887, p. 32. M. Bonghi a ('crit des pages intéressantes sur l'iconographie de saint François {Francesco di Amui^ 1 vol. in-12, GitU di Castello, Upi 1884. V. p. 103-113).

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