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PREMIÈRES TENTATIVES SUR LES INFloàLES 205
Un jour, il traversait le lac de Rietl. Le batelier, dans la barque duqael il passait, lui oflfril une tanche de grosseur peu commune. François Taccepta avec joie, mais à la grande stupé&ction du pécheur, la remit dans leau, en Tinvitant îi bénir Dieu ^.
On n*en finirait pas si Ton voulait raconter tous les traits du même genre 2, car chez lui le sentiment de la nature était inné} c'était une communion perpétuelle qui lui Taisait aimer la création tout entière'; il s'est enivré du sortilège des grands bois; il a eu des terreurs d'enfant quand il était seul en prière dans une chapelle abandonnée, mais il a savouré des joies indicibles, rien qu'en aspirant le parfum d'une fleur ou en contemplant L'eau limpide d'un ruisseau ^.
Co parfait amant de la pauvreté tolérait pourtant un luxe ; il l'ordonnait môme a la Portioncule, celui des fleurs ; le frère jardinier ne devait pas semer seulement des légumes et des plantes utiles, mais il devait réserver un coin de bonne terre pour nos sœurs, les fleurs des champs. François leur parlait à elles aussi, ou plutôt il leur répondait, car leur mystérieux et doux langage s*insinuait jusqu'au fond de son cœur ^.
Le treizième siècle était prêt pour comprendre la voix du poète de l'Ombrie ; le sermon aux oiseaux ^ clôt le