‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 161 sur 242 · Le 28 février 1218 il prit possession de Sainte-Sabine · texte numérisé non relu

Le 28 février 1218 il prit possession de Sainte-Sabine

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ainsi rejaillir sur eux un peu de la popularité des Frères Mineurs ; laisser à ces derniers leur nom, leur habit et même leur semblant de Règle, mais en la complétant par celle de saint Augustin, était un projet qui devait singulièrement plaire à Hugolin, et qui avec rhamilité de François pouvait avoir quelques chances de succès.

Un jour, Dominique, à force de pieuse insistance avait déterminé François à lui donner sa corde et s'en était ceint aussitôt : c Frère, ajouta-t-il, je souhaiterais vivement que ton ordre et le mien s*unissent pour ne former dans TÉgiise qa'un seul et ineme institut*.» Mais le Frère Mineur voulait rester oe qu'il était, et déclina cette proposition; il était si bien inspiré des besoins de son siècle et de TÉglise que, moins de trois ans après, Dominique était amené par un courant irrésistible à transformer son ordre de chanoines de saint Âugusiin en un ordre de moines mendiants, dont les constitutions furent calquées sur celles des Franciscains ^.

1.2 Gel. 3, 87. Le sens littéral de là phrase est un peu ambigu. Voici le texte: Vellem^ fraier FranciscCf unam fieri rcligioncm iuam et mcam rt ,in Ecclcsia pari fofma nos vivere; Spec. 27 b; l'écho de cette démarche se retrouve dans Thierry d'Apolda, Vie de S. Dominique (A. SS. Auguati, t I, p. 572 d): S, Bominieus in aecula eancta ruens ét sineero» amplexue^ dixit : Tu es $oeiu$ meuSf tu eurres pariter tneeum, stemus simul, nuUm advenariwt prœvaUbit, Bernard de Besse dit : B. Dominieus Umtu B, Fran» deeo devotione eohesit ut optatam ab eo eordam sub inferiori tuniea deootietime cingcvetj cujusetsuam Beliyionem unam velh fieri dieeret, ipsumque pro sanetitate eœtêrii eequendum rel^îoaû oêiereret. Mm. de Turin i02 b.

2. Au ch ipitro tenu à Bolojj^ne à la Pentecûte de 1220. La huile lieligiosam vitam (Privilège de N. D. de Prouille) du 30 mars 1218 coumère les possessions des Dominicains : Kipolli Bull. Prçtd, 1. 1, p. 6. Uoroy, Honorii opéra, t. II» col. 684.

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Quelques années plus tard, les Dominicains prirent pour ainsi dire leur revanche et obligèrent les Frères Mineurs h faire dans leurs travaux une large part à la science. C'est ainsi qu'à peine adolescentes, les deux familles religieuses rivalisaient, se pénétraient, influaient Tune sur Tautre, jamais cependant assez pour perdre toute trace de leur origine, résumée pour l'une dans la pauvreté et dans la prédication laïque, pour Tautre dans la science et dans la prédication cléricale.

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