‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 17 sur 242 · Spec. 167 a. Cf. An. fr. t. II, p. 45 et note · texte numérisé non relu

Spec. 167 a. Cf. An. fr. t. II, p. 45 et note

2. Les BoUandistss en ont donné le texte (A. SS. Octobris t. Il, p. 683-723) d'après nn manuscrit de l'abbaye cistercienne de LongpQBt au diocèse de Soissons. — II a été publié ensuite à Rome en 1806, sans nom d'éditeur (en réalité par le P. Rinaldi Conventuel) ions le titre: Seraphici viri S. Franciêd Assisiatis vitœ dum auctore B, Thoma de Celano, d*aprè3 nn manuscnt (de Fallerone, dans b Marebe d'AnoOae) qui dans les enTirons de Terni toi volé

pléter, obéissait à un ordre ezprte du pape Grégoire IX ^

PoQfqaoi eelai«ci ne s'était-il pas adressé à un des

frères de rentourage immédiat du Saint? Le talent de l'auteur pourrait expliquer ce choix ; mais, outre que les préoccupations littéraires ne doivent dans ce oas venir qu'au second rang, frère Léon et plusieurs autres prouvèrent plus tard qu'ils savaient, eux aussi , manier la plume.

81 Celano fut chargé de la biographie officielle, c'est

par les brigands au frère chargé de le rapporter. Ce second têite a été reproduit à Rome en 1800 ptr le dianoine Amoni : Vita prima S, FraneUei^ auetore Thoma dé Càano, Borna , Upografia deUa pticê 1880, in-8*, 43 p. Les citations seront fUtes d'après la diiision introduite par les Bolisndistes, mais dans plusieurs pas- , sages importants le texte Rinaldi-Ameni donne de meilleores leçons , que celtti des BoUandistes. Ce dernier a été retouché et complété çA et là. Voir par exemple 1 Cel. 24 et 31. I

Quant aux manuscrits, le R. P. Denifle estime que le plus ancien parmi ceux qui sont connus est celai de Barcelone : Arehivo dê la de Aragon^ p. RipoU. n. 41 (ilrcftîe 1 1» p. 148).

Il y en a un à la Bibliothèque nationale de Paris, fuids latio, n« 8817, qui renferme une curieuse note: • iÉpud Perwium fdix dcmnu» papa Gregorius nonu» glorioai secundo ponlifieatuB tvi anno, quinto KaL martii (25 février 1229) legendam hanc recepit, confirmavit et censuit fore tenendam. Un autre manuscrit, qui mérite (le fixer l'attention, soit par son ancienneté , XIII* siècle, soit par la correction du texte, et qui semble avoir échappé aux recherches des érudits s'occupant des Franciscains, est celui que possède l'École de médecine de Montpellier, n» 30 in-folio velin: Passionale vêtus ecclesiœ S. Benigni divionensis. La légende de Celano y occupe les f" 257 o — 271 6. Le texte finit brusquement au milieu du paragraphe 112 par su^piriis ostendebant. A part celte lacune finale il est complet. Cf. Archives Pertz t. VII, p. 195 et 196. V. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques* des départements, t. l, p. 295. i

1. V. 1 Gel. Prol Jubante domttie ef glarioio Papa Greg^rio* Celano l'écrivit après Ui Canonisation (16 juillet 1S28) et avant le ^ février 1S39» car la dite indiquée pUis haut ne anscite aucune difficulté.

CaiTlQUB DES SOUACES LUC

qu'également sympathique à Grégoire IX et à frère Élie, il ayaii été mis, par son absenooi en dehors des lattes qai ayaient marqvé les dernières années de la TÎe de François. Tempérament irénique, il appartenait à la catégorie de ces âmes qui se persuadent fiusilement que l'obéissance est la première des yertas, que tout snpé* rieur est un saint et que, si par malheur, il ne l'est pas, on n'en doit pas moins agir comme s'il Tétait.

Nous ayons sur sa yie quelques renseignements : originaire de Celano dans les Abruzzes, il rappelle d'une façon discrète que sa famille était noble et «youte même, ayec une pointe de nalyeté, que le maître ayait des égards particuliers pour les frères nobles et lettrés. C'est aux environs de 1215, lorsque François reyint d'Espagne, qu'il entra dans l'Ordre*.

Au chapitre de 1221, Césaire de Spire, chargé de la mission d'Allemagne, le prit parmi ceux qui deyaient raccompagner*. En 1223, il était nommé custode de Hajence, Worms, Cologne et Spire. Au mois d'avril de la même annéOi lorsque Césaire, dévoré du désir de revoir saint François, revint en Italie, il obaigea Celano de remplir ses fonctions jusqu'à l'arrivée du nouveau provincial*.

Jusqu'ici aucun renseignement ne permet de décider

où. il se trouva à partir du chapitre provincial tenu à Spire le 8 septembre 1223. 11 a dû être à Assîm en 1228, car son récit de la canonisation est celui d'un

i. 1 Gel. 56. Peut-être était-il fils de ce Thomas comte de Celano auquel Richard de S. Germano fait si souvent allusion dans sa chronique : 4219-1223. Voir aussi deux lettres de Fréd» rie II à Honorius III des 24 et 25 avril 1223 publiées dan^ Acta imperii inedita, U I, p. 232. -

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