‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 18 sur 242 · iord. 19. î UNIVEHSITV · texte numérisé non relu

iord. 19. î UNIVEHSITV

& Jord. 90 et 31. V or

témoin oculaire. Il y était encore en 1230, et sans doute revôtu d'une charge importantei puisqu'il put remettre à frère Jourdain des reliques de saint François^.

Écrit d'un stjle attachant, fort souvent poétique, son livre respire une admiration émue pour son héros ; ce témoignage s'impose immédiatement comme sincère et vrai ; quand il est partial, c'est sans le vouloir et peutêtre môme sans le savoir. Le point faible de cette biographie, c'est le tableau qu'elle nous trace des rapports de frère £lie et du fondateur de l'Ordre : lorsqu'on relit les chapitres consacrés aux deux dernières années,

il s'en dégage l'impression fort nette qu'Elie aurait été désigné par François pour lui succéder K

Or, si l'on réfléchit qu'au moment o& écrivait CelanOi Jean Parenti était ministre général, on s'apercevra tout de suite de la portée de ces indications'. Toutes les occasions sont saisies pour donner un rÔle prépondérant à Elie^. C'est un vrai manifeste en sa faveur.

Y a-t-il lieu d'accuser Celano? Je ne le crois pas. Il faut simplement se rappeler que son travail a pu être à

i. Jord. 59. Cf. Glassberirer ann. 1230. Quant à la question de savoir s'il est l'auteur du Dies iras, elle serait déplacée ici.

S. Cela est si vrai que la plupart des historiens ont été amenés à croire à deux généralato d'Ëlie Tun de 1227rl380, l'autre de 1S36- 1289. La lettre Non ex odîo de Frédéric II (1S30) énonce la même idée : Beoera papa Uie quemdam r€Ugio9um ^tivMraiumfratrm Helyam, minUtrum ordinis ftairum ffitiiontni a6 tpso heaio Frandteo pâtre nrdiniê migraManU euœ tempore eonêtituium . . • «1 odium noêtrum,.. deposuit Uoillard-BréhoUes: HUL dipl Frid. n, t. V, p. 346.

Page 1