‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 218 sur 242 · Gel. 102. Spec. 83 b · texte numérisé non relu

Gel. 102. Spec. 83 b

± 2 Cel. 3, 116 ; Spec. 67 a. Conform. 143 b 1 et 225 b 2; 2 Gel. 3, 117 j Spec. 130 a.

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rOrdre, une lettre qu'ils se traDsmetlraieQty et où ils trouveraient, noo des directions pour des cas pariiciilierSy mais l'iDspiralion même de leur activité ^.

Au Kcvérend Père en Christ N.... Ministre Général de tont l'Ordre des Frères Mineurs. Qne Dieu te garde et te maintienne dans son saint amour.

La patience en tout et partout, voilà, mon frère, ce que je te recommande essentiellement. Si même on te &it de l'opposition, si on te frappe, tu dois en être reconnaissant et désirer qu'il en soit ainsi et non autrement*

En ceci se manifestera ton amoor pour Dien, et

pour moi, son serviteur et le tien, s'il n'est pas un seul frère au mondoi qui ayant péché, autant qu'on peat pécher, et venant devant toi, puisse s'en retourner sans avoir reçu ton pardon. Et si lui ne l'implore pas, toi, demande-lui s'il ne le veut pas.

Et reviendrait-il encore mille fois devant toi, aime-le plus que nioi-niéme, afin de l'amener au bien. Aie toujours pitié de ces frères.

Ces paroles indiqueiU assez comment François avait jadis dirigé l'Ordre : ce rôle de pure affection, de tendre dévouement qu'il rêvait pour les ministres généraux, était-il possible à la tète d'une famille étendant ses rameaux sur le monde entier? Il serait téméraire de se prononcer, car parmi ses successeurs, les esprits distingués et les cœurs d*élite n*ont pas manqué; mais, sauf pour Jean de Parme et deux ou trois autres, cet idéal contraste violemment avec la réalité : saint Bonaventure lui-niime traînera son maître et ami, ce même Jean de Parme, devant un tribunal ecclésiastique, è^y fera con-

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