‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 217 sur 242 · Gel. 103 et · texte numérisé non relu

Gel. 103 et

son cadavre ; il y avait bien là de quoi le rendre mortellemeoi triste.

Pendant ces dernières semaines, tous ses soupirs ont été notés* La disparition de la plus grande partie de la Légende des Trois Compagnons, nous priye certainement de quelques touchants récits, mais la plupart des traits nous ont été cependant conservés dans des documents de seconde main.

Quatre frères avaient été spécialement chargés de lui prodiguer leurs soins : Léon, Ange, Rufin et Masseo. Nous les connaissons déjà : ils étaient de ces intimes de la première heure qui avaient regardé l'évangile franciscain, comme un appel à Tamour et à la liberté* Aussi commençaient-ils à se plaindre de tout et de tous^.

Un jour, Tun d'eux dit au malade : a Père, vous partirez, et vous nous laisserez ; indiquez donc, si vous le connaissez, celui auquel on pourrait en toule sécurité confier le fardeau du généralat* »

Hélas ! François ne le connaissait pas le frère idéal capable d'assumer une pareille tâche; mais il profita de la question pour esquisser le portrait du ministre général accompli^.

Nous avons deux épreuves de ce portrait, celle qui a

été retouchée par Ceiano, et Tepreuve originale, bien plus courte et plus vague, mais qui nous montre François ne voulant pour son successeur qu'une seule arme : un inaltérable amour.

C'est probablement celte question qui lui suggéra ridée de laisser pour ses successeurs, les généraux de

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