Mortem eantando «iwcéptt. 2 Gel
S. Le texte pris pour base ici est celui dn manuscrit 338 d'Assise
(I^16a-18a). On le trouve aussi dans Firmamentum, ^ 19, col. 4; — Spéculum Morin, tract, III, 8a; — Wadding ann. 1226, 35. —
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TESTAaiBNT ET MORT DE S. FRANÇOIS 385
C est à ces pages qu'il faut aller demander la note juste pour esquisser la vie de sod auteur et se faire une idée de TOrdre tel qu*il Tavait rêvé.
Dans ce inoaumeot d'une incontestable authenticité, et qui est la manifestation la plus solennelle de sa pensée, le Poverello se révèle tout entier avec une virginale candeur.
Son humilité y est d'une sincérité qui s'impose ; elle est ab8(due, sans que Ton songe à la trouver exagérée. Cependant il y parle, dès qu'il s'agit de sa mission, avec une tranquille et sereine assurance. N'est-il pas ambassadeur de Dieu ? ne tient-i! pas son message du Christ lui-même? La genèse de sa pensée s'y montre à la fois toute divine et toute personnelle. La conscience individuelle y proclame sa souveraine autorité: a Personne ne me montrait ce que je devais faire» mais le Très-Haut lui-même m'a révélé que je devais vivre conformément au saint Évangile.
Quand on a parlé ainsi, la soumission à l'Église est singulièrement entamée. On peut l'aimer, l'écouter, la vénérer, mais on se sent, peut-être sans oser se Tavouer, supérieur à elle. Vienne une heure de crise, on se trouvera hérétique sans le savoir et sans le vouloir.
A. SB., p. 663 ; Amons, Legei%da Trium Soeiarum : Appendice, p. 110. — Toot dans oe docunient révèle son aathenticUé, mais on n*en eat pas réduit aux preuTOs internes. U est expressément cité dans 1 Gel. 17 (avant 1230) ; par les Trois Compagnons (1246), 3 Soc. 11 ; 26; 39); par S Cet. 3, 90 (1247). Ces preuves seraisnt plus que suffisantes, mais il en est une autre dont la valeur est encore plus grande : la bulle Quo elongati du 28 sept. 1230 où Grégoire IK le cite textuellement et déclare que les firères ne sont pas tenus de l'observer.
cEb, oui! s'écrie Angelo Clareno, saint François «
promis d obéir au pape et à ses successeurs, mais ils ne peuvent et ne doivent rien ordonner qui soit contraire i VdmQ ou à la R^le^ »
Pour lui comme pour tous les Franciscains spirituels, lorsqu'il y a conflit entre ce qu'ordonne la voix intérieure de Dieu et ce que veut l'Église, il n*y a qu'à obéir à la première 2.
Si vous lui dites que l'Église et l'Ordre sont là pour définir la signification véritable de la Règle, il en appelle au bon sens et à celte certitude intérieure que donne la vue claire de la vérité.
La Règle» comme aussi l'Évangile qu'elle résume est au-dessus de tout pouvoir ecclésiastique^ et personne n'a à dire le dernier mot dans leur interprétation ^.
Le Testament ne larda pas à avoir une autorité morale supérieure à celle de la Règle même. Jean de Parme, pour expliquer la prédilection des Joachimites pour ce document, faisait remarquer qu'après l'impression des stigmates le Saint-Esprit avait été en François avec plus de plénitude encore qu'auparavant ^*
rables sectes qui ont troublé TÉglise an
PromitHt Franeiêcuê obediêntiam . • . papœ . . . cf mœeeao» rihuê . . . qui non poêÊUnt nec dêbent eis prascipere aliquid quod $it contra animant et regulam. Archiv, I, p.
2. Quod si quando a (juocuynrjue . . . pontifice aUijuid . . . )nandaretur quod esse t contra fidcm... et cantatem et fructus tune obediet Deo magis quam hominibtu» Jd, ibid, p. 561.
3. Est [Begula] et état et intdUgiiur mêper eot . . • Cum tpei ftdueia paee frttemur ûum wtUGiêmtiœ et Chriêti spirituê lei limofito eêrto, Ibid. p. 563 et 565.