TESTAMENT ET MORT DE S. FRANÇOIS
XIII* siècle sentirent-elles que ces deux écrits, — la R^le et le Testameat — faits en apparence pour se suivre et s*appuyer, substantiellenient identiques comme OD disait» procédaient de deux inspiratioDS opposées? D*une manière bien confuse sans doute, mais qu'importe» guidées par un instinct très sûr, elles voyaient dans ces pages le drapeau de la liberté.
Elles ne se trompaient pas. Aujourd'bui-ménie les penseurs, les moralistes» les mystiques qui cherchent à découvrir le sens de la vie, peuvent arriver à des solutions très différentes de celle du prophète ombrien» mais la méthode qu'ils emploient a été la sienne, et ils ne sauraient refuser de saluer en lui un précurseur du subjectivisme religieux.
L'Eglise ne s'y est pas trompée non plus. Elle comprit tout de suite le souflQe qui animait ces pages.
Quatre ans après, peut-être jour pour jour, le 28 septembre 1230» Hugolin» devenu Grégoire IX» interprétait solennellement la Règle, malgré les précautions de François qui avait interdit toute glose ou tout commentaire à la Règle et au Testament, et déclarait que les Frères n'étaient pas tenus à l'observation du Testament \
Que dire de cette bulle où le pape allègue ses relations familières avec le Saint pour justifier son commentaire»