TESTAMENT ET MORT DB S. FAAI^ÇOIS
mais il l'engagea lui-même à garder ses gens auprès d*elle. Cette fois il sentait à n'en pas douter que sa cap* tivilc allait finir.
Il était prêt» il avait achevé son œuvre.
Soagea-l-il alors à la journée où, maudit par son père» il avait renoncé à tout bien terrestre et crié à Dieu avec une ineffable conGance: «Notre Père, qui êtes aux deux !
On ne saurait le dire» mais il voulut finir sa vie par
un acte symbolique qui rappelle de bien près la scène de révéché.
11 se fil dépouiller de ses vùtemeutset demanda qu'on l'étendit par terre» car il voulait mourir entre les bras de sa Dame la Pauvreté. D'un coup d*œil il embrassa ies vingt ans qui s'étaient écoulés depuis leur union : «J'ai fait mon devoir, dit-il aux frères, que le Christ maintenant vous enseigne le vôtre^!»
Ceci se passait le jeudi 1*^ octobre^.
On le remit sur son lit et, pour se conformer à ses désirs» on lui chanta de nouveau le Cantique du soleil.
Lui-même joignait par instant sa voix à celle de ses frères' et revenait avec prédilection au Psaume ik2. Voce mea ad Dominum clamavi ^.
Le ma voix je crie à l'Éternel, De ma voix j*implore l'Éternel.
Je répands ma plainte devant lui, Je lui raconte ma détresse.