Archiv, t. III, p
2. V. ArcJiiv I, p. b'yl . . . u Et hoc totum ex mpacitate et >/i<iiigtiitate luporum pft}<toni7n qui vuiuerunt esse pcutorcs, bcd uperihus negavcnnit dcuïn o et seq. Cf. p. 5G2. « Avaritia et symo^ ynaca heresis absque pallio régnât et fere totum invasit ecclesie corpus. »
3. t Qui êxeommunicat et heretieat altiêêimam evangelii paupertatemf exeommunieettuê ett a Deo et hereticue eoram Christo^ gut eit eUma et ineommutabilis veritoi, ■ Arch. I, p. 509. • Not^
liTDDB GRITIQUB DBS SOURCES COI
aurait tort d'aller se chercher des ancêtres parmi eux.
Non, ils voulurent mourir comme ils avaient vécu, dans la commtmion de cette Église qui était pour eux une marfttre, mais qu'ils aimaient avec cette passion héroïque que quelques ci-devant nobles mirent en 93 à aimer la France, même gouyemée par les Jacobins, et Tersèrent leur sang pour elle.
Clareno et ses amis ne croyaient pas seulement que saint François avait été un grand saint ; mais, à cette conviction qui était aussi celle des frères do la commune observance, ils ajoutaient la persuasion que Tœuvre du Stigmatisé ne pouvait être continuée que par des hommes atteignant à sa stature morale, à laquelle on pourrait arriver à force de foi et d'amour. Us furent de ces violents qui ravissent le royaume des cieux; aussi , quand au sortir des frivoles et séniles préoccupations quotidiennes, on se trouve en face d'eux, on se sent à la fois rapetissé et grandi, car on découvre tout à coup dans le coeur humain des puissances inespérées et comme des claviers inconnus.
Il y a un apôtre de Jésus auquel il est difficile de no pas penser en lisant la chronique des Tribulations et la correspondance d'Angelo Clareno, c'est saint Jean* Kntre les écrits de l'apôtre de Tamour et ceux du Franciscain il y a des conformités de style d'autant plus frappantes qu'ils ont été rédigés dans une langue différente. Des deux côtés on sent une âme de vieillard, où tout n'est qu*amour, pardon, besoin de sainteté, et
est potestaB contra Chi*istum Dotninum et contra evangelium. » Ib. p. 560.
Il termine une 'de ces lettres par une parole d'un mysticisme plein de sérénité et qui nous îAi descendre au fond du cœur des fréreB Spirituels, c Totum igitur âtudium esse débet quod unum inMqparabUiter sîtmit per Franeiicum in Ckriêto. t Ib. p. 504.
qui pourtant parfois vibre tout k coup, comme jadis
celle du voyant de Patmos, d'indignation, de colère, de pitié, de terreur et de joie, quand l'avenir se découvre et laisse deviner la fin de la grande tribulation.
Les œuvres de Clareno sont donc, dans le sens le plus étroit du mot, des écrits de parti : il s'agit de savoir si l'auteur n'aurait pas sciemment dénaturé les faits ou mutilé les textes. A cette question on peut répondre hardiment: non. Il commet des erreurs surtout dans les premières pages, mais elles ne sont pas de celles qui pourraient diminuer notre coniiance.
£n bon Joachimite, il pensait que l'Ordre aurait à tra* verser sept tribulations avant le triomphe définitif. Le pontificat de Jean XXII marquait, croyait-il, le commencement de la septième: il se recueillit alors pour faire, sur la demande d'un ami, Thistoire des six premières*.
Son récit de la première est précédé tout naturellement d'une introduction ayant pour but d'exposer au lecteur, en prenant comme cadre la vie de saint François, l'intention que celui*ci avait eue en composant la Règle et en dictant le Testament.
Né entre 1240 et 1250, Clareno eut à son service le témoignage de plusieurs des premiers disciples': il se
1 . P«ur exemple dans la liste des premiers généraux de TOrdre.
2. La première (1319-1326) s'étend du départ de saint François pour l'Égypte juttia'à sa mort; la seconde comprend le généralat de frère Ëlie (1232-1230) ; la troisième celui de Grescentius (1244- 1248); la quatrième celui de Bonaventure (1257-1274); la cinquième conmience à l'époque du concile de Lyon (1274) et se prolonge jusqu'à la mort de rinquisiteur Thomas d'Avena (1304). Enfin la sixième Ta de 1308 à 1323.
3. 9 ^uperci'ant adhuc multi de sociis b. Francisci. . . et nlii non pauci de quibus ego vidi et ab ipsis audivi quœ nnrro. » Ms. Laur, cod. 7, pt XX : fo 24 a. « Qui pasêi nuit eam ItribulcUionem ter-
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ÉTUDE CAITIQLË DEi> SOUaCES CV
trouva en relations avec Ange de Rieti Égide ^ et avec ee frère Jean^ compagnon d'Égide, mentionné dans le prologue de la Légende des Trois Compagnons 3.
Sa chronique forme donc comme une suite de cette légende ; ce sont les noms des membres du petit cénacle de Greccio qui viennent nous la recommander j c'est aussi la même inspiration»
Mais écrivant de longues années après la mort de ces frères, Clareno sentit lo besoin de s'appuyer aussi sur les témoignages écrits; il rappelle à plusieurs reprises les qnatre légendes auxquelles il emprunte une partie de ses récits ; ce sont celles de Jean de Ceperano, de Thomas de CelanO| de Bonaventure et de frère Léon K
tiam] socii fundatoris fratres Aegidius et Anyclus^ qui supevcrant me audiente rrfercbant. d Ms. Laur, f*»27 6. lif. Aïs. italien XXXVll, 28. Magiiab. ^ 138 6.
1. On ignore la date de sa mort; le 11 uoùt 1253 il assista aux derniers moments de sainte Glaire.