‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 68 sur 242 · Soc · texte numérisé non relu

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JEUNBSSb DE S. FRANÇOIS 15

finissait toujours par dire : « Vous verrez qu'uo jour je serai adoré par le monde entier^. »

Durant ces longs mois, François dut éprouver bien des désiliusioDS à l'égard de ces nobles» que de loin il admirait de si bon cœur. Quoi qu'il en soil, il garda STec eax non seulement son franc parler, mais aussi sa pleine liberté d'action : un d'eux, un chevalier, était tenu à l'écart à cause de sa vanité et de son mauvais caractère. François bien loin de Tabandonner, lui témoigoa de Taffeaion et eut la joie de le réconcilier avec les autres captirs.

Une transaction intervint enûn entre les comtes et le peuple d'Assise. En novembre 1308» les arbitres désignés par les deux partis prononcèrent leur sentence: la commune d'Assise devait réparer^ dans une certaine mesure, les dommages causés aux biens des seigneurs, et ceux-ci s'engageaient en retour à ne plus faire aucune alliance sans l'autorisation communale^. Le servage rustique était maintenu, ce qui prouve que la révolution avait été dirigée par la bourgeoisie et ii son profit. Il ne devait cependant pas s*écouler dix ans avant que le peuple arrivât, lui aussi, à conquérir sa liberté; là encore nous verrons François combattant du côté des opprimés, et mériter le titre de Patriarche de la démocratie religiease qui lui a été décerné par un de ses compatriotes ^.

A la suite de cet accord les prisonniers retenus a Pérouse furent reiftcbés. François rentra à Assise. Il avait vingt-deux ans.

i. 3 Soc. 4; S Gel. 1, 1.

% Voir cet arbitrage dans Criitofani op. eîL, p. 93. sa. 3. GriatoHioi loe. cî^, p. 70.

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