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LES ÉTAPES DE LA CONVEttSlOM 21
quand oq lui demaDdait pour la centièuie fois d où lui Tenait loute celte joie, il répondait avec une étonnante assurance : c Je sais que je deviendrai un grand prince ^»
Le jour du départ arriva enfin. François à cheval, son petit bouclier de page au bras, dit avec joie adieu à sa • ville natale et prit avec la petite troupe le chemin de Spolète» qui serpente sur les flancs du mont Subasio.
Que se passa-t-il alors? Les documents ne l'indiquent pas. Ils se bornent à dire que le soir même, François eoi une vision qui le décida à revenir à Assise Peut-être ne serait-on pas loin de la vérité» en pengant qu*à peine en roule, les jeunes nobles se vengèrent sur le ûls de Bernardone de ses allures de futur prince. Ce sont dioses qu'on pardonne difficilement à vingt ans. S'il y a, comme on le prétend souvent, un plaisir que les profanes ne soupçonnent pas à brimer un inconnu, ce doit être une jouissance presque divine de brimer un jeune fat» sur lequel on a à exercer une si juste vengeance.
En arrivant à Spolète, François se mit au lit. La
fièvre le dévorait; en quelques heures, il avait vu 8*écrouler tous ses rêves. Dès le lendemain, il reprit le chemin d'Assise ^.
Un retour si inattendu fit grand bruit dans la petite ville et fut une cruelle déception pour ses parents. Quant à lui, il redoubla de charité pour les pauvres, et chercha k se tenir à Fécart; mais ses compagnons
1. 1 Gel. 5; 3 Soc. 5; 2 Gel. 1, 2i Bon, 9. S. 3SOC.6; Bon.9;3Cel.l, 3.