i Gel. 3 et
2. 3 Soc. 5. Dans l'état actuel des documents, il est impossible de savoir qui désigne ce nom, car il était porté alors par une multitude de comtes qu'on no peut distinguer que par le nom de leur château. Les trois suivants sont possibles: GetUilc cornes de CampiliOf qui en 1215 fait hommage de ses biens à la commune d'Orvieto: Le antiche cronache di Orvieto^ Arch. stor. ital, V« série, 1889, t. m, p. 47; 2o Gentilis cornes filius Alberici qui avec d'autres avait fait donation d'un monastère à l'évéque de Foligno: Balle de confirmation, In eminenti du 10 avril 1210: Ughelliyitoiia «ocra, I, p. 697. Potthast 3974 ; 3» Gentilis cornes Manupelli, ^'OD trçfOfe en juillet 1200, assurant à Palerme la victoire des troupes envoyées par Innocent III contre Marckwald : UuiUard* firéfaoUes, HiêL dipl. I, p. 46 8S. Cf. Pottbast 1126. — Geêta Inno* eoKii, Migne 1. 1, c XUII is. Gt HaiUard-BréhoUes, lœ. eiU, ptgw 60, 84, 89, 101. On a ea tort de croire que Gentile pouvait Are id un nmple acQectif ; les 3 Soc disent Gentili tiomûte.
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vile se ooayrir de gloire. Son départ fut décidé, et il s abaodoDDa sans réserve à la joie.
Il fit ses préparatifs avec une fastueuse prodigalité. Son équipement, d'un luxe priocier, devint bien vite le sujet de toutes les conversations. On en parlait d*autaQt plus que le chef de l'expédition, ruiné peut-être par la révolution de 1202 ou par les dépenses dune longue captivité» dut faire les choses bien plus modestement ^.
Hais chez François, la bonté était di jîi plus grande que le goût pour la parure. Il donna ses vêtements somptueux à un chevalier pauvre. Les biographes ne
disent pas si c'est précisément à celui quH allait accompagner 2.
A le voir aller, venir, se préparer avec fracas, on aurait pu croire qu'il était le fils d*un grand seigneur. Ses compagnons ne tardèrent sans doute pas à être froissés de ces allures et se promirent de les lui faire cruellement expier. Quant à lui, il ne s'apercevait pas des jalousies qu'il soulevait, et jour et nuit ne pensait qu'à sa gloire future. Dans ses rêves, il lui semblait voir la maison de ses parents complètement transformée: au lieu de monceaux d'étoffei il n'y apercevait plus que des boucliers étincelants suspendus aux murs, et des armes de toute espèce comme dans un palais seigneurial. Il s*y contemplait lui-même, à côté d*une belle et noble épouse, et ne doutait pas qu'il n'y eut dans cette vision le présage de Tavenir qui lui était réservé. Aussi ne l'avail-on jamais vu si communicatif, si rayonnant, et