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7* Un morceau très coori précédé de la rubrique :
€ Des vertus qui ornèrent la Vierge Marie et qui doivent orner Tâme sainte » ^ (fol. 32 b).
8? Les laudes Oreahirarum ou Cantique du soleil ^
(fol. 33 a).
9^ Une paraphrase du Pater introduite par la rubrique :
Incipiunt laudes quas ordinavit, B. pater noder Franciscus et dicàfot ipsas ad mnes horas diei ét noctis et ante offi^ dum B. F. Marim sic ineiptene: Sanetiesime Pater^ (fol. 34 a).
10» L'office de la Passion (34 b-43 a). Cet office, où les
psaumes sont remplacés par des séries de versets bibliques; a pour but de faire suivre, beure par beure, à celui qui le dit, les émotions du Crucifié depuis le soir du Jeudi saint*.
. 11» Un règlement pour les frères en retraite dans les ermitages ' (fol. 43 a-43 b).
Un coup d'œil sur cette énumération suffit pour voir
que les opuscules de François rassemblés là, s'adre^jsent
i. Le voici tout entier: n Bcgma sapienlia, Dominus te salvet^ cum tua torore sancta pura simplicitate. — Domina sancta patt^ pertaSf Dominus te salvct, cum tua sorore sancta humilitale. — Domina sancta caritaSf Dominus te salvct, cum tua sororc sancta obedientia. — Sanctissimœ vii'tutcs omnes, vos salvct Domimis, a quo venitia et proceditis r> . Son authenticité nous est garaulie par une citation de Gclano : 2 Gel. 3, 119. Cf. Spec. 126 b et 127 a.
a. Voir p. 340 as..
3. Je ii*y reviendrai pas ; texte dana les Gonformîtéa, 138 a 2.
4. L'authenticilc^ de cet office, auquel il n'est fait aucune allusion d.ins les biographies de saint François, est rendue certaine par la vie de sainte Claire: « Officium crucis , pvout crucis amator Franciscus in.^titucrat, {Clara) didicit et affectu simili fréquentavit. Â. SS. Augusti, t. ]I, p. 761a.
5. Il commence : lUi gui volunt tiare in heremiB, Ce texte ae trouve atisai dana les Gonformîtéa 143 a 1. a. 2 Gel. 3, 43w Voir p. 125.
ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES XLi
k toas les frères, ou sont des sortes d'encyclîqties qu^ls sont chargés de transmettre à leurs destinataires.
L'ordre même de ces pièces montre que nous avons en ce manuscrit la bibliothèque primitive des Frères MineorSi la collection dont chaque ministre provincial emportait une copie. C'était vraiment leur viatique.
Matthieu Paris nous raconte son étonuement, à la vue de ces moines étranges» vôtos de tuniques rapiécées, et portant leurs livres dans des sortes de fourreaux suspendus au cou^.
Le manuscrit d'Assise a été sans doute destiné à cet usage ; s'il est muet sur les voyages qu'il a faits, sur les frères pour lesquels il a été un guide et une inspiration, il nous fait du moins descendre, mieux que toutes les légendes, dans l'intimité de saint François, et vibrer à l'unisson de ce cœur qui n a jamais séparé la joie, l'amour et la poésie. De quelle époque est ce manuscrit ? Il faudrait être paléographe pour le déterminer. On trouvera plus loin une hypothèse qui, si elle était fondée, le ferait remonter jusqu'aux environs de 1240*.
Son contenu même semble corroborer cette date reculée. Il y a là en effet beaucoup de pièces dont s'allégea rapidement le Manud du Frère Mineur.
Bientôt on se conteuta de la Règle pour tenir compagnie au bréviaire ; on 7 ajoutait parfois le Testament. Mais les autres écrits, s'ils ne tombèrent pas tout à fait dans l'oubli, cessèrent du moins d'être d'un usage journalier.
1. Nudis pedibus incedentes, fumcuUs cincti, tunicis grisetMet talaribus peciatis, itmito capucio utcyites , . . mhil sibi ultra woctem reservantes . libros continue suos . . . m fovulis a coUo depeudentes bajulantes. Historia Anglorum, l^eriz : Scnpt, t. 28, p. 397. Cf. 2 Gel. 3, 135 ; Fior. 5 ; Spec. 45 b.