LIV. VII. — DIV1SI0^' DE CE DERNIER LIVRE. 2D
qualités naturelles de François de Sales, qui sont comme le fond sur lequel la grâce a travaillé. Puis, après avoir exposé les moyens par lesquels il s'est élevé à la sainteté, nous raconterons ce qu'il a été par rapport à Dieu, au prochain et à luimême. Par rapport à Dieu, quelle vivacité de foi, quelle fermeté d'espérance, quelle ardeur d'amour! quelle conformité à la volonté divine, quelle religion profonde, quelle dévotion envers Jésus-Christ et les saints! Par rapjîort au prochain, quelle charité, quelle douceur, quel zèle, quelle prudence mêlée à une simplicité ravissante dans la conduite des âmes et des affaires! et si on le considère en lui-même, quelle humilité, quel esprit de pauvreté, quelle mortification, quelle patience, quelle égalité d'âme!
Ce tableau terminé, il nous sera doux de voir tant de vertus couronnées par la vénération universelle, par les miracles qui suivirent sa mort, et enfin par le jugement de l'Eglise, qui l'a placé sur ses autels. Tels sont les sujets pleins d'intérêt que nous traiterons dans ce septième livre : nous y ferons parler souvent ou le saint lui-même, ou sainte Chantai, l'àme qui l'a le mieux connu; et le lecteur n'aura qu'à gagner à ces citations, bien préférables à tout ce que nous pourrions dire : car les paroles des saints portent avec elles une grâce particuhère, et sont l'expression la plus pure du vrai et du beau surnaturel.