LIV. VU. — SA C0> FIANCE EN DIEU
« Souffrez sans trouble la privation des goùt> sensibles; un « seul acte fait avec sécheresse valant mieux que plusieurs faits « avec une grande tendresse . pourvu qu'il soit fait avec un « amour plus fort, quoique moins agréable. Enfin, faites de « tout vous-même un abandon paisible à la Providence au mi- « lieu des accidents de la vie et en présence même de la mort. « Dieu vous a gardé jusqu'à présent, tenez-vous à la main de 0 sa providence, et il vous assistera ; et, là où vous ne pourrez « marcher, il vous portera. >'e pensez pas à ce qui vous arri- « vera demain : car le Père éternel qui a eu soin de vous au- « jourd'hui en aura soin demain et toujours. Ou il ne vous « donnera pas de mal. ou. s'il vous en donne, il vous donnera « un courage invincible pour le supporter. Si vous êtes en butte « aux assauts des tentations, ne désirez pas d'en être affranchi. « Il est bon que nous les éprouvions, afin d'avoir l'occasion do « les combattre et de remporter des victoires. Cela sert à pra- « tiquer les^plus excellentes vertus et à les établir solidement « dans l'âme . »