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ser , que les futurs étaient venus faire en sa présence. Ce mariage n'ayant pas été du goût des familles, on s'en prit à lui comme s'il Teût négocié et conclu. De là des blâmes sévères, des censures mordantes et des invectives furieuses contre Thomme de Dieu^ Maisy au milieu de cet orage, loin de perdre un instant son calme et sa sérénité, il fut le premier à consoler le gentilhomme de sa mésaventure par une lettre plein de bonté^ II écrivit en même temps à ses accusateurs^, les priant « de a trouver bon qu'il soulageât son âme en se plaignant à « eux-mêmes de leurs plaintes, qui l'affligeaient et l'éton- <c naient ; » et, cela fait, il se tint en paix : « La Providence, « dit-il^, sait la mesure de réputation qui m'est nécessaire « pour faire son œuvre, et je n'en veux ni plus ni moins que « ce qu'il lui plaira que j'en aie. Je ne suis touché ni descen- « sures ni des blâmes qu'on jette contre moi^. Je sais quede- « vant Dieu je suis sans reproche & ce sujet; je voudrais bien « pourtant regagner les bonnes grâces de ces messieurs en a faveur de mon ministère; si je ne puis, je ne laisserai pas de (( marcher à travers la bonne et la mauvaise réputation, j'en « aurai toujours plus que je n'en mérite... » « J'ai remis à la « Providence tous ces vents déchaînés, écrivit-il à madame de « Chantai^ : qu'ils soufflent ou qu'ils s'apaisent, je veux ce <c que Dieu veut : le calme et la tempête me sont choses in- « différentes. Bienheureux vous êtes quand les hommes diseni a en menlant tout mal contre vous à cause de moi '. Si le « monde ne trouvait pas à redire sur nous, nous ne serions « pas serviteurs de Dieu. J'ai recommandé cette affaire à la « sainte Vierge et ai résolu de lui en laisser le soin : en s op-
1 Dom Jean do Sain^F^ançois, p. 402.
^ Lettre Dxvr.
3 Lettre cdlxxxiii«.
* Lettre cdxxxi". — Esprit de saint François de Sales, XVlII«p., sect. m.
* Lettre cdlxxxiv*.
« Lettre cdlxxxvi*.
7 Matth., V, 11.