UV. VI. — IL PRÉPARE A LA MORT L'ABBÉ DE SIXT
de la bonne conscience, la joie d'un cœur purifié. Depuis ce moment il parut tout changé : ce fut dans toute sa conduite une ferveur extraordinaire; il ne voulut plus s'occuper que des choses du ciel, et quand on lui parlait des affaires de la maison, il répondait qu'il avait mis son âme et ses biens entre les mains de l'évêque et lui en avait laissé l'entière disposition. Au bout de dix-huit jours, il mourut, selon la prédiction qu'en avait faite le saint prélat en quittant Tabbaye à son précédent voyage : car alors il avait dit à Tabbé de Mouxi, neveu du malade» de veiller à ce que toutes les affaires temporelles de son oncle fussent en ordre, parce qu'il ne devait pas vivre au delà de deux lunes ; et cette prophétie, contrairement à toutes les conjectures de la prévoyance humaine, se trouva d'une exacte vérité, puisqu'on touchait alors à la fin de la lune de novembre, et que Tabbé mourut le quatrième jour de décembre *•
^ Dép, de Vabbé de Mouxi, neveu, qui était présent ; de Vabbé Legay, de Passis, deDesfayes, etc.— Charl.-Aug., p. 546 et 547.