UV. VI. — TRANSLATION DES RELIQUES DE S. GERMAIN
mante solitude, et ne put s'en taire à ceux qui raccompagnaient. «Vraiment, dit-il, je choisis ce lieu pour venir y ha- « biter et prendre un peu de repos. Notre-Seigneur Ta pour « agréable, je laisserai le poids du jour et de la chaleur à notre « coadjuteur, et pendant ce temps-là, avec mon chapelet et « ma plume, je servirai Dieu et l'Église. »
Pais, ouvrant une fenêtre du côté du nord, qui donnait sur le lac et la ville d'Annecy, et admirant la beauté du paysage : « Quel site délicieux ! s'écria- t-il. Ici les grandes et belles pen- « sé^s nous tomberont dru et menu comme les neiges qui y <( tombent en hiver. » Après le diner, il descendit à pied de la montagne. Arrivé à Téglise de Talloires, où le peuple réuni l'attendait, il monta de nouveau en chaire, traita du culte des saints, du mode de canonisation ancien et moderne, recommanda spécialement la dévotion au saint anachorète qu'il venadt d'honorer; et ses paroles se gravèrent si avant dans les cœurs, que depuis ce temps-là il y a toujours eu un grand concours de peuple à Téglise Saint-Germain, surtout le lundi de Pâques, les jours de la Pentecôte et de la Toussaint*.
* Charl.-Aug., p. 551.