LIV. Vn. — SA PATIENCE
a de sa main, que j'ai appris par sa grâce à aimer et hono-
« rer. Je suis comme ce prophète que l'ange portait par
(( un cheveu ; ma patience ne tient qu'à un petit filet, et, si
« Dieu ne m'aidait, je serais perdue. — Ah ! dit le saint prélat,
tt lorsqu'il se fut retiré, voilà la vraie patience chrétienne,
« non seulement courageuse, mais humble et aimante; et
(( n'allez pas le lui dire, de peur qu'elle n'en conçoive de la
« vanité qui gâterait en elle toute l'économie de la grâce,
u dont les eaux ne coulent que dans les vallées de l'humi-
« lité. »
TIE DE s. FR. DE SALES. '— II. 34