Vie de Saint Hilaire, év`eque de Poitiers, docteur et P`ere de l'Église
J'ai fait examiner votre manuscrit de la Vie de saint Hilaire, et, sur le rapport favorable qui m'en a été fait, non seulement j'autorise la publication, mais bien volontiers je recommande la lecture de cet ouvrage à tous ceuï qui s'intéressent à l'histoire de l'Église et à la vie des saints.
En premier lieu, j'applaudis à la bonne pensée que vous avez eue de consacrer au travail de la composition les loisirs que vous laisse le saint ministère.
Je vous félicite aussi et je vous loue du choix de votre sujet. Nous n'avions pas de vie complète de saint Hilaire; et cependant quelle vie méritait mieux d'être écrite que celle de ce grand défenseur du dogme catholique ?
Enfin, si j'en juge par le témoignage qui m'a été rendu, votre Vie de saint Hilaire est une œuvre sérieuse et bien étudiée qui suppose de longues et laborieuses recherches , mais dans laquelle , grâce aux charmes du style et à l'onction de la piété, l'érudition n'offre plus rien d'aride.
Le livre que vous allez publier sera donc à la fois un livre instructif, édifiant et d'une lecture agréable. Je le bénis de tout mon cœur et je fais des vœux pour qu'il rencontre auprès du public chrétien la faveur qu'il mérite à tant de titres.
f PIERRE, evêque d'Orléans.
ÉVÊGHÉ DE POITIERS
Poitiers, le U octobre 1886.
Cher Monsieur l'Abbé,
J'ai tenu à lire moi-même le manuscrit de votre Vie de saint Hilaire. Ne m'en veuillez pas si je ne me suis acquitté que trop tard à votre gré de cette tâche fort douce. J'ai pu enfin l'entreprendre et j'en suis vite venu à bout, à ma complète satisfaction.
En m'exprimant ainsi, ce n'est pas un jugement que je prétends formuler sur le fond même de votre œuvre, mais ma pensée intime, abstraction faite de toute critique, car je n'entends rien à ce métier-là. Je parle en ami.
Le sujet choisi par vous pour occuper vos veilles était d'une difficulté peu commune : vous n'aviez pas de nouveaux documents entre les mains ; il n'y avait pas à vous livrer à des discussions théologiques : tout ce que vous pouviez faire, c'était de mettre en relief les faits trop rares , hélas ! qui ont échappé au naufrage des temps , et il fallait vous résigner à effleurer des questions capitales.
Il me semble que vous avez réalisé votre plan , atteint le but, et traité cette grave matière avec la chaleur d'âme d'un prêtre plein de foi et la délicatesse d'un talent qui est dans toute sa fraîcheur.
Avant moi , M^ d'Orléans vous en a complimenté, cher monsieur l'abbé; ses félicitations auxquelles je me permets de joindre les miennes, vous donnent lieu d'espérer le meilleur accueil de vos frères dans le sacerdoce. Je serais heureux que chacun d'eux fût un de vos lecteurs et voulut bien propager parmi les fidèles votre pieuse et charmante étude.
Je me ferai un devoir, lorsque ces pages seront imprimées, de les relire pour ma propre édification. Je les bénis d'avance, persuadé qu'elles aideront à mieux faire connaître notre grand Docteur, et par conséquent à glorifier Dieu et à servir la cause sacrée de notre vieille foi catholique, si ignorée de tant d'âmes et si lâchement trahie par beaucoup d'autres !
J'applaudis donc à vos efforts, cher monsieur l'abbé, et je vous prie de croire à mon tendre attachement en Notre- Seigneur.
f HENRI , évêque de Poitiers.
A mes vénérables et vieux parents, de qui fai reçu, après Dieu, le double bienfait de la foi chrétienne et de la vocation sacerdotale ;
A mes anciens maures;
A mes chers amis, à celui surtout dont la parole mourante a inspiré et inspirera tous mes travaux;
A tous ceux qui par leurs lumières et leurs sympathies généreuses m'ont encouragé et aidé dans ma tâche.
Je dédie cette Vie de saint Hilaire , modeste fruit déjeunes, mais consciencieux labeurs.
Qu'ils daignent accepter ce souvenir: je le leur envoie à tous, vivants ou morts, comme l'hommage de mon affection et de ma reconnaissance éternelles.