‹ Vie de Saint Hilaire, év`eque de Poitiers, docteur et P`ere de l'ÉgliseChapitre 2 sur 56 · SPLENDOR · texte numérisé non relu

SPLENDOR

IN PERPETUAS iETERNITATES

Acclamationes patram , in fine Concili Pictaviensis.

(19 Januar. M DCCC LVIII)

INTRODUCTION

En ce siècle où les études historiques et hagiographiques ont fait revivre tant de noms oubliés, où l'on a déterré et fait rayonner les plus humbles gloires, personne n'a pensé à peindre dans un livre de lecture facile la puissante et patriotique figure de saint Hilaire.

On a laissé ce grand homme enveloppé d'ombre, dans le lointain de son âge obscur.

Ce n'est pas qu'il nous soit complètement

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inconnu. Nous voyons bien là -bas, dans les temps reculés, quelque chose de grand et de voilé comme une montagne cachée par un nuage : un personnage illustre audessus de la taille commune. Mais quel est cet homme gigantesque? Quels sont ses titres auprès de la postérité? Quels ont été ses travaux, ses souffrances, ses luttes, sa vie, sa mort?

Les érudits^, ces hommes du présent qui vivent dans le passé, ceux qui ont percé la brume des âges, le savent sans doute: la foule ne le sait pas.

Et cependant Hilaire est, par la vertu et par le génie, l'une des personnalités les plus vraiment grandes. C'est un homme

* Hist. gin. civile, religieuse et lilléraire du Poitou, par M. le chanoine Aubert. — Origines de l'Église de Poitiers, par D. Fr. Chamard. Nous devons un grand nombre de renseignements précieux à ces deux ouvrages. Nous y renvoyons ceux de nos lecteurs qui pourraient désirer certains détails complémentaires. — Voir aussi : Bullet. des anliq. de l'Ouesl; Archives historiques du Poitou, documents inédits, Poitiers, Oudin, 1870-1886; manuscrits de dom Fouteneau, à la bibliothèque de la ville de Poitiers, etc.

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aux œuvres magnifiques \ comme s'exprime un vieux manuscrit. C'est un poète, c'est un philosophe, c'est un orateur, c'est unévêque, c'est un saint-; c'est, dans l'ordre des temps, le premier docteur de l'Église \ le porte- étendard^ et l'astre précurseur ^ des Pères de l'Occident. C'est, pour tout dire en un mot, un de ces fronts prédestinés que la nature et la grâce couronnent de toutes les auréoles ^

J'ai osé m'emparer de ce beau et noble sujet.

Rendre la vie dans un livre à de tels personnages est chose difficile et hardie. Ces grandes existences qui renferment à la fois l'histoire d'une âme et l'histoire

1 Magnificus vir. (Biblioth. nat. F. lat., 196.)

* Annot. Promot. fidei in causa Ililarii.

3 Correspondance de Rome, 4 avril 1802. — Mer Pie, Œ'wvres, t. 1,475, /jSS.

* Romanorum antesignanus. (Ilieronym.)

s Romanorum lucifer. (Hincmar. Rhemen., De Prxdcsl., cap. III.)

6 Hilarius vir virtutum omnium atque ornamentorum. (Cassian, De Incarnat., lib. VII, cap. xxiv.)

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d'un siècle sont presque impossibles à saisir, à embrasser, à ranimer. On croit les peindre: on les défigure.

La difficulté s'accroît encore souvent, et c*est ici le cas, de l'absence de documents précis, quand le fil de la chronologie et des faits, perdu ou brisé, ne se retrouve que par l'effort quelquefois infructueux des comparaisons et des inductions ; quand la légende se mêle aux faits véridiques, quand il faut faire jaillir la lumière des textes vagues, énigmatiques, impénétrables K

L'auteur me paraît ressembler, en son rude labeur, à ces hommes qui ont trouvé quelque merveilleuse statue dans les ruines d'une cité ensevelie. Il leur faut, avant tout, la dégager des matières étrangères

1 Aucun Père de l'Église n'a subi plus d'altérations, de remaniements , de pertes dans ses écrits que saint Hilaire. Faut -il attribuer ces regrettables lacunes à la tiédeur filiale des Poitevins? Nous préférons les imputer aux malheurs, invasions, guerres, révolutions, par lesquels la ville du saint docteur a passé. Cependant on ne cite pas un seul bon manuscrit de ses œuvres copié en Poitou. — V. Chamard, loc. cit.j ch. vin, p. lG6i

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qui la recouvrent : terre, sable, pierres, débris des mêmes temps, vieilleries inutiles.

C'est une pénible besogne.

Mais la belle figure qui leur sourit à moitié, sortie du sol, les ranime et les encourage.

Encore un effort.

Bientôt le marbre est découvert, tous les bras se tendent, et voilà le dieu debout. La pioche l'a bien un peu égratigné, le temps l'a bien un peu rongé de ci, de là. Ce sont misères insignifiantes. L'ensemble vous ravit encore, et, dans une admiration que vous ne pouvez contenir, vous dites encore : Que c'est beau !

Il faut avoir beaucoup de présomption , n'est-ce pas? pour se livrer à de pareilles œuvres. Nous l'avouons ; mais nous avons une triple excuse, c'est que nous avons commencé la nôtre en pleine jeunesse, à un âge auquel l'audace est familière et qui

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ne craint pas de se mesurer aux grandes entreprises; c'est que NN. SS. les évêques d'Orléans et de Poitiers ont daigné la bénir et l'encourager; c'est qu'enfin des hommes éminents ont bien voulu nous soutenir de leur sympathie et nous aider de leurs conseils \

Du reste, nous avons voulu écrire moins une vie savante qu'une vie vivante. Bien que nous ayons essayé d'établir scientifiquement les faits, ce que nous avons voulu montrer avant tout dans Hilaire, c'est l'âme d'un saint et le génie d'un grand homme.

1 Nous nous faisons un devoir de remercier ici tout spécialement : M. l'abbé Branchereau, supirieur du grand séminaire d'Orléans; M. le chanoine Aubert, historiographe du diocèse de Poitiers; M"?"" Barbier de MontauU, prélat de la maison de Sa Sainteté; M. le commandeur de Rossi, interprète des manuscrits et préfet du musée chrétien au Vatican; M, l'abbé de la Forest, curé de Saint- Hilaire de Poitiers; M. le comte de Sarachaga, directeur du musée eucharistique de Paray-le-Monial ; M. Richard, archiviste de la Vienne; le Révérend Père D.-J.-M. Besse, bénédictin de Ligugé; M. l'abbé Rosière, prêtre du diocèse de Poitiers; M. l'abbé Feloutin, prêtre de Saint-Sulpice; M. R. Brothier deRollière; les pères Oblats de Saint-Hilaire, etc.

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D'autres auraient mieux fait sans doute. Avec cette âme de fer et de feu, ce génie puissant, ce courage héroïque, cet exil, ces luttes, on pourrait écrire un chefd'œuvre. Nous ne portons pas notre ambition si haut. Mais nous espérons réaliser une œuvre intéressante et utile. Quoique amoindri, Hilaire revivra en partie dans ces pages, et ceux qui le verront, belle statue mutilée, mais rendue au jour, nous sauront gré peut-être de l'avoir remis sous leurs yeux.

Nous avons eu, en livrant cet ouvrage au public, un autre but que de ressusciter une grande mémoire : nous avons voulu faire quelque bien aux âmes.

Si imparfaites qu'elles demeurent, en effet, même après bien des recherches et bien des efforts, ces pages n'en contiennent pas moins des enseignements nombreux et, nous semble-t-il, d'une opportunité singulière.

Hélas ! que d'hommes parmi les fils de ce siècle incrédule, bien que chrétiens baptisés, ont laissé mourir en eux le germe de la foi! Ils s'en vont au milieu de nous, sans croyances et sans espérances, comme

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des aveugles à tâtons dans les clartés du plein jour*. Ils doutent, ils nient; mais, en dépit de leurs doutes et de leurs négations, ils souffrent; car nul homme venant en ce monde ne peut se passer de la vérité. Dans ce naufrage de leur foi"^ et dans ce chaos de leur pensée ^ ils gémissent de ne pas croire. Ils ont beau étudier, réfléchir, approfondir ; plus ils avancent dans la science, plus ils avancent dans la douleur \ Un irrésistible instinct les pousse à Dieu^ Ils sentent toujours au fond d'euxmêmes l'inextinguible tourment des choses éternelles.

1 Horum omne consilium fluctuans, incerlum ac vagum est. (Hilar., Tract, in I Psalm., n. 2.)

2 Omnis etenim anima infidelis, in sœculi hujus tamquam maris profundo naufraga. (Hilar., Tract, in LI Psalm., n. 13.)

3 Nihilia his rationabile. (Hilar., Tract, in CXVIII Psalm., litt. VI, n. 1.)

^ Qui apponit scientiam, apponitdolorem. Profectus scientiae, profectus doloris. (Hilar., Tract, in CXXVI Psalm., n. 13.)

5 Unius cujusque mens ad cognitionem spemque aeternitatis naturali quodam fertur instinctu. ( Hilar. , Tract, in LXIl Psalm., n. 3.)

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Jouffroy, Maine de Biran, Santa-Rosa, Silvio Pellico, Farcy, Scherer, Byron, S^chiller, Musset, Léopardi, toute cette génération de philosophes et de poètes incrédules ou sceptiques ont rempli ce siècle de leurs gémissements et de leurs larmes \ Ceux-là sont morts , mais d'autres leur ont succédé, qui, dans le matérialisme abject des idées et des mœurs, appellent à cris désespérés la lumière de vérités plus consolatrices et plus dignes d'eux.

Eh bien! ces hommes se retrouveront dans ce livre. Hilaire est leur précurseur : il a nié comme eux, douté comme eux, souffert comme eux.

Né au sein d'une société païenne, il n'eut pas le bonheur de grandir dans la foi. Pour l'avoir, il dut la conquérir à la sueur de son front, par la méditation approfondie des vérités philosophiques et religieuses. Dieu sait avec quel acharnement il inter-

' M. l'abbé Baunard , les Vidimcs du doute.

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rogea tout. Mais ce n'est pas en vain qu'il était écrit : « Cherchez et vous trouverez \ Frappez et l'on vous ouvrira 'K » Hilaire chercha, et il trouva. Il frappa, et la porte des vérités éternelles, en s'ouvrant, l'inonda de lumières éblouissantes.

Que les âmes inquiètes qui demandent à tous les échos le secret de leur destinée suivent la même marche; avec la grâce de Dieu, elles arriveront au même but. Quiconque cherche la vérité sincèrement, la trouve sûrement. La vérité est devant nous, nous n'avons qu'à marcher tout droit.

Qu'elles cherchent donc sincèrement, et ces âmes deviendront bientôt nos sœurs; car toute raison impartiale, et allant, comme dit Fénelon, jusqu'au bout d'ellemême, va infailliblement à Jésus-Christ et à son Église.

Les croyants trouveront, à leur tour,

> Mallh., VII, 7.

* Ibid.

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dans Hilaire, une fois converti et baptisé, un incomparable modèle. Ce païen de la Teille montre un amour indomptable pour sa foi nouvelle. Il met la main à la charrue, comme dit le Maître % et commence son sillon. Pas une hésitation, pas un regret, pas un regard en arrière! Il va devant lui, marchant dans le devoir avec une inflexible droiture. Bien différent en cela, il faut l'avouer, de certains chrétiens amoindris de notre époque.Geux-là n'ont pas effacé, sans doute, de leur front le signe de leur baptême. Ils croient, prient, hantent les églises, fréquentent les sacrements. Mais ils acceptent dans la mêlée de la vie des compromis honteux que le noble prosélyte eût regardés comme des apostasies ^ Ames qui veulent et qui ne veulent pas, que la peur des châtiments éternels enchaîne aux autels du temple et qu'une faiblesse de volonté

' Luc, IX , 62.

« Hilar., Tract, in XIV Psalm., n. 19; in CXVIII Psalm., litt. XIX, n. 3; litt. v.ii, n. 17.

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déplorable fait courir, entre temps, aux folles douceurs de la vie K

Gomme le disait naguère, avec sa haute autorité, notre saint-père le pape Léon XIII: « Ils ont les principes; par lâcheté, ils n'osent ni les défendre, ni surtout les mener à l'action. »

Hilaire ne pouvait se contenter de fuir la double honte du mal et de l'erreur. Ses convictions le poussaient en avant. Les grandes âmes, en effet, ne sauraient demeurer inactives. Il faut que, comme Dieu même, elles se donnent et se répandent. Brûlé, à partir de ce jour, d'un sublime amour pour ses frères, il se fit apôtre avant même d'être prêtre. Il avait compris ce que tant de bons catholiques de nos jours ont si bien compris après lui, qu'on ne peut pas garder le feu sacré enfermé dans son sein, et que le rôle du laïque dans la société

1 Orant, quia timent; peccant, quia volunt; christianos se Duncupant, quia bona est spes œternitalis ; gentilia agunt, quia blanda prassentia sunt. (Hilar., Tract, in I Psalm., n. 17.)

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chrétienne doit être autre chose qu'un rôle purement passif. Le laïque a le devoir de contribuer, pour sa part, à l'extension du règne de Jésus-Christ.

Enfin, prêtre et évêque, il s'élève, par son tendre et puissant amour du Verbe fait chair, par son dévouement inouï à la cause de la sainte Église, par sapatience intrépide au milieu d'innombrables épreuves, par son magnanime dédain de tout ce qui passe, jusqu'à ce sommet glorieux de la sainteté au-dessus duquel il n'y a plus que le triomphe dans la béatitude éternelle ^ Il donne alors, du commencement à la fin de ses luttes, aux pusillanimes qui tremblent de voir sombrer l'Église, un grand exemple de foi dans ses destinées immortelles. Il leur apprend qu'Elle n'est jamais plus victorieuse que lorsqu'Elle est plus combattue; jamais mieux comprise que

' In his enim beatae ceterneeque vitae status certus est, si et pietas in Deum sit, et patienlia in adversis, et conlemptus opulenliœ. (Hilar., Tract, in LXI Psalm., n. i.)

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lorsqu'^Elle est plus contestée, jamais plus heureuse dans son prosélytisme qu'aux époques de lâche désertion*.

Enfin il unit dans une harmonie merveilleuse, jointes aune science théologique au-dessus de toute louange -, la douceur et la force, la tolérance et l'inflexibilité évangéliques. Exemple immortel, à ce titre aussi, pour ceux qui ont la mission de conduire les hommes à Dieu et le devoir imprescriptible, comme il disait, « de ne laisser jamais se flétrir sous n'importe quelle tyrannie la virginité inviolable de la vérité ^ »

Hilaire est donc bien l'homme qu'il faut

* Hoc enim Ecclesise proprium est, ut tune vincat cura lœditur, tune intelligatur cum arguitur, tune oblineat cum deseritur. (Hilar., De Trinit., n. 4.)

i Catholicus loquitur, insignis Ecelesiarum doctor loquitur, llilarius loquitur. (S.Augustin, Contr . Julian. ,\ih .11, c.xwiu .} — Alhanasii epistolas , et Hilarii libros inoiTenso decurras pede. (Hieronym., Episl. VII ad Lxtam. — Prœf. Gen. apud Bened., num. 41 ad fin. — Correspondance de Rome, 14 avril et 24 mai 1851.

3 Melius mihi in hoc saeculo mori, quam alicujus privati potentia dominante, castam veritatis virginitatem eorrumpere. (Hibr., Ad Consl. Ang^^st., I, n. 2.)

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montrer à ce siècle d'incrédulité souffrante , de science indocile et impie, d'affaissement moral et de persécution religieuse.

L'Église, du reste, semble l'avoir compris; car c'est en ce siècle, « sur une supplique présentée au saint- siège par le concile de Bordeaux, en mil huit cent cinquante S que Pie IX a solennellement décerné à saint Hilaire un titre dont il était déjà investi par la tradition catholique , celui de Docteur de l'Église universelle l »

Voilà l'homme tel qu'il apparaît dans l'histoire.

Il est la plus belle gloire de ce grand diocèse de Poitiers qui en compte tant d'autres, l'astre de son matin, pour parler le poétique langage de Fortunat, la première et la plus radieuse de ses étoiles ^

Il est le premier bienfaiteur de la France

1 La supplique a été rédigée par Ms'' Cousseau, alors évêque nommé d'Angoulême.

» Mer Pie, Œuvres, VI, p. 341.

' Quasi refulgens Lucifer inter aslra processit.

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catholique \ C'est lui qui la préserva de cette grande erreur de l'arianisme, laquelle résumait toutes les erreurs du passé et toutes les négations de l'avenir; lui qui fit sonner contre Arius le clairon de l'éloquence latine - et retentir la divinité du Verbe aussi loin que s'étendait le nom romain, c'est-à-dire jusqu'aux confins de l'univers ^

L'Église tout entière enfin lui doit le tribut d'une pieuse reconnaissance; car il est son Athanase de l'Occident, son fils le plus tendre, son héraut le plus autorisé, son défenseur le plus dévoué, le gardien de son orthodoxie, le plus grand de ses évêques au ive siècle \

' lllud apud omnes conslilit, unius Hilarii beneficio, Caillas nostras hœresis piaculo fuisse liberalas. (Sulpit. Sever., Sacr. Hist., lib. 11.) — Ipse in Gallia tanquam arx exstitit catholicœ fidei, quaî furori obstaret arianorum. (Pius PP. IX, Correspond, de Rome, 4 avril 1852.)

2 Rufin., lib. II.

3 Ubicumque romanum nomenest, prœdicatur. (Hieronym., Epist. CXLI ad Marcell.)

* Antistitem ingenti lumine coruscantem , morura lenitate

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Qui niera que ce ne soient là un homme et une vie dignes d'être mieux connus?

Que si nous avons trop présumé de nos forces, « qu'on nous pardonne, dironsnous avec le premier biographe de saint Hilaire; notre piété et notre admiration pour un grand saint sont les seules causes de notre hardiesse. »

Nous ajouterons avec Fortunat ces mots par lesquels il clôt sa préface: « Et maintenant, comme les longueurs de cette introduction pourraient fatiguer le lecteur au lieu de l'encourager à nous lire, nous allons entrer de plain-pied dans cette belle vie '. »

poUentem, eloquio fonle torrenlem. (Ex Sacrament. Biblioth. reg. 3861 , necnon ex ms. Missali Rotholdi et Colb. 1927 in Prœf. Missa.) — Bolland. 13 januar., 1-10. — Praef. General, apud Bened., 1, 2, 3, 4.

1 Vila S. Hilarii Episcopi , scripta a Forlunato. Praefatio aucloris in lib. I, p. 129, apud Bened.

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