CHAPITRE VI
, Note A. — Le concile de Séleucie se rassembla la quatrième année de l'exil de saint Hilaire en Phrygie, par conséquent en 359. (V. D. Ceillier, IV, ch. I, n. 6, p. 4. — Till., VII, 430. — Chanoine Auheri, Hist. du Poitou, liv. 111, p. 196, etc.)
Note B. — On pourra lire, dans l'historien Socrate {Hist. eccL, lib. II, c. xxxix), la relation détaillée des incidents du concile de Séleucie, et aussi, quoiqu'un peu abrégée, dans l'admirable ouvrage de M. Albert de Broglie, V Église et l'Empire romain au IV^ siècle (II, I, ch. iv. La persécution arienne).
Note G. — D'après D. Ghamard [Orig. de l'Église de Poitiers, ch. xv, p. 365, note 2), le père de Florence avait nom Florent. Mais, « comme il y a plusieurs personnages de ce nom, dit-il, parmi les officiers de la cour de Constance , de Julien , de Valons, il serait difficile de dire avec lequel il faut identifier le père de Florence. Qu'on nous permette, continue-t-il, dans cette incertitude, d'émettre une
conjecture qui, pour nous du moins, n'est pas dépourvue de vraisemblance. Le père de Florentin n'aurait-il point quitté, lui aussi, sa patrie et suivi saint Hilaireen Poitou? Nous trouvons mentionné, dans les plus anciens martyrologes du Poitou, de l'Anjou et de la Touraine, au 27 juin, un saint Florent, moine de l'île d'Yeu (Biblioth. nat., ms. Fiat., 9434, du xi^ siècle; D. Martène, Thesaur. anecdot., t. III, col. 1589, 1547: « V. Kal. Julii, translatio Florentii; in via Florentii. » Biblioth. d'Angers, ms. n. 83, du x° siècle: « V. Kalend. Julii, natalis sancti Florentii confessons»), que nos calendriers plus modernes appellent à tort F/oren<mM5 episcopus. (D. Font., lxxix, 109.) Ne serait-ce point le père de Florence qui serait venu finir ses jours dans l'île d'Yeu, non loin d'Olonne? Le corps de ce saint fut transféré à Saint-Savin, au ix° siècle, avec celui de saint Marin et plusieurs autres du Bas- Poitou.