‹ Vie de Saint Hilaire, év`eque de Poitiers, docteur et P`ere de l'ÉgliseChapitre 50 sur 56 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Note A. — Baronius place le concile de Paris en 362. (T. V, Ann. chr., 362, n. 229, p. 105 et s.) Nous nous rallions à cette opinion, malgré les fortes raisons alléguées par Tillemont. [Hist. eccL, t. VII, notes sur saint Hilaire, XV, p. 753-755.) L'accomplissement de tant de faits dans un si court espace de temps nous paraît chose improbable. (V. Mansi, ConciL, III, col. 362. — Page, Not.Adan., 362, n. 27.)

La lettre des évêques d'Orient dut arriver à Poitiers , au cours de l'année 360 , par l'intermédiaire des nombreuses députations que s'envoyèrent réciproquement Constance et Julien. — V. Dom Chamard, Orig. de l'Église de Poitiers, p. 247.

Note B. — Hilaire assista-t-il au concile de Paris ?

Non, si Ton admet l'opinion deTillemont, qui en fixe la date à l'année 360.

On peut très bien l'admettre si l'on prend le parti de Baronius. Cette opinion nous paraît, du reste, fortement appuyée par la lettre même du concile , laquelle reproduit d'une manière frappante la doctrine et jusqu'aux expressions du saint docteur.

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Note G. — Saint Jérôme définit bien la situation de l'Église d'Occident à l'époque du retour de saint Hilaire:« Parmi les évêques tombés, dit-il, les uns ne voulaient plus être en communion avec personne, tant ils craignaient d'être encore le jouet d'une supercherie. Les autres, comme, par exemple, les évêques des Gaules , avaient écrit aux confesseurs de la foi, notamment à saint Hilaire, et leur avaient demandé leur communion comme un gage de pardon. D'autres enfin, tout en étant au fond honteux de leur faiblesse et de leur commerce avec les ariens, demeuraient néanmoins attachés à leur communion, par désespoir d'un avenir meilleur. Enfin, aveuglés par l'orgueil, quelques-uns refusèrent de reconnaître leur erreur et s'enfoncèrent de plus en plus dans le gouffre. » {Adv. Lucif.)

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