CHAPITRE III
(Vers 362)
Note A. — Il nous semble impossible d'assigner une date fixe aux faits rapportés dans ce chapitre. Tout ce que l'on sait, c'est qu'ils s'accomplirent dans les premières années qui suivirent le retour de saint Hilaire.
On peut admettre cependant les calculs du savant chanoine Aubert. {Hist. gén. du Poitou, liv. III, p. 226, et p. 252, note 71.)
Note B. — M. le chanoine Aubert {Hist. gén. du Poitou, liv. III, 226, et 252, note 70) fait venir sainte Triaise de l'ancienne Troade, voisine de la Phrygie, où elle aurait, comme sainte Florence, entendu parler de saint Hilaire après le départ de l'illustre exilé. Une fois arrivée à Poitiers, voulant cacher son nom de famille , elle aurait pris le nom de la contrée d'où elle venait. Cette version , basée sur un rapprochement de noms : Troecia, Trojacia, Trojecia, n'est qu'une très ingénieuse conjecture. Sans la croire impossible, nous avons préféré suivre la tradition poitevine, qui fait de cette héroïque vierge une enfant du Poitou. — J. Bouchet, Annal.
d'Aquit., p. 42-43,. — D. Ghamard, Origines de l'Église de Poitiers, ch. xv, p. 384.
Note G. — « Triaise s'endormit dans le Seigneur le 16 août 375, à peine âgée de 25 ans.
« Gomme Hilaire était mort quand elle mourut , ce fut son successeur Pascentius qui prit soin de sa sépulture.
« Elle fut déposée d'abord près de son père spirituel, dans l'église voisine de sa cellule. Mais quand les miracles que Dieu accorda sur son tombeau à la dévotion populaire eurent déterminé sur l'emplacement de son pieux réduit la construction d'une autre église honorée de son vocable, son corps y fut transféré et y demeura jusqu'aux premières invasions des Normands.
« Il paraît avoir été transporté, au ix® siècle, d'abord en Auvergne avec celui de saint Hilaire ; puis jusque dans la cathédrale de Rodez, où l'on célébrait sa fête le 9 juin et où l'on montrait et l'on vénérait jadis son sépulcre. Quant à la belle châsse du trésor de saint Hilaire, elle a été l'objet, en 1562, des sacrilèges déprédations des hérétiques.
« L'église de Sainte -Triaise à Poitiers est aujourd'hui détruite. Elle était située dans la rue du même nom, immédiatement après la chapelle de Saint- Ajon, à gauche, en entrant du côté de Saint- Hilaire. *
M. le chanoine Aubert, Hist. gén. du Poitou, liv. III, p. 226-227. — D. Chamard, Orig. de l'Église de Poitiers, ch. xv, p. 387-388.