CHAPITRE VIII
(13 janvier 368)
Note A. — Cette date est presque universellement adoptée. Elle est indiquée par saint Jérôme et adoptée par D. Goustant, cap. 143. — Voir aussi Till., VII, p. 463, et sa noie décisive, XVIU,
p. 755-757. — God. Hermant, Vie de saint Athan., II, liv. XI, Ecclaircis., ch. xi. — D. R. Geillier, t. IV, c. I, n. 11, p. 6. — Recueil des Hist. des Gaules et de la France. S. Greg. Turon., XXXV, XXVI. — Voir surtout Dom Ghamard, Orig. de l'Église de Poitiers, ch. xvi, p. 401 , note 2.
Note B. — La tradition a attribué à saint Hilaire un certain nombre de nos plus belles hymnes liturgiques. Érasme {Prœfat. ad Joan. Carondiletum), après avoir déclaré que le grand évêque fut quelquefois heureux dans ses inspirations {in carminé non infelicem), se prononce en ces termes: Et fortassis aliquot hymniquos hodie canit Ecclesia, non indoctos, sed incerti auctoris, iUius sunt.... Et il cite les hymnes de la croix : Crux fidelis; de saint Jean-Baptiste : Ut queant Iaxis. — D. Guéranger lui donne encore celle de la Pentecôte: Beata nobis gaudia, et celle du Garême : Jesu quadragenarius. On croit aussi que saint Hilaire aurait composé le Gloria in excelsis. {Institut, liturg., t. I, p. 112.)
D'autre part, Abbon, abbé de Fleury, qui vivait sur la fin du vi^ siècle, et que Fulbert de Ghartres appelait: 0 magne philosophe {Epist. XXI) ^ et Ademar de Ghabannes \ Summse philosophiae Ab-
1 Abbé de Saint-Cybard d'Angoulême.
bas, dans son livre des Questions grammaticales , n. 19, lui attribue le Te Deum. — In palidonia quam composuit Hilarius, piclaviensis episcopus, non juœta imperlitorum errorem : Suscepistis , sed potius: Suscepiurus, legendum est: Tu ad liberandum suscepiurus hominem.
Hilaire a, en efîet, composé un grand nombre d'hymnes. Nous le croyons sur la foi du iv° concile de Tolède, appuyé sur la grave autorité de saint Jérôme et d'Isidore. Mais nous ne croyons pas que le témoignage de saint Albon suffise pour établir un fait si important et si contesté. [Ex notis Merati in Gaventus , sect. v, cap. xix. Cf. Martigriy, Diction, des antiquités chrétiennes, art. Te Deum. — On peut voir, du reste, dans Tillemont [Hisl. eccl., t. XIII, p. 962, notes sur saint Augustin), les solides raisons qui combattent l'attribution de cette hymne à saint Hilaire.
Pour nous, nous croyons fermement que cette question des hymnes de saint Hilaire ne peut être résolue que par la publication du manuscrit découvert par G. F. Gamurrini. Y.Studie documenti di storia e direlto. (Gennaio-Giugno, 1884) / Misteri e gV Inni di S. llario vescovo di Poitiers.