‹ Vie de Saint Hughes, évêque de GrenobleChapitre 3 sur 108 · OUVRAGES IMPRIMÉS · texte numérisé non relu

OUVRAGES IMPRIMÉS

Statuta Delphinatus.

Jurisprudence de Gui-Pape.

Traité des flefs, par Salvaittg de Boissieu.

Rollandus, tome 1er du mois d'avril.

Annales ordinis Carthusiensis. Correriœ , 1687.

Chronique de Dorlande.

Vie de St. Bruno , par le Père de Tracy.

Vie de St. Bruno, par Dom Ducreux, chartreux.

Histoire littéraire de France, par les Bénédictins.

Veterum scriptorum amplissima collectif), par Dom Marte* f .

bénédictin.

Histoire du Dauphiné , par Chorier.

Histoire du Dauphiné , par Valronways.

Histoire de la sainte église de Vienne, par M. de Maupertuv.

L'entrée du sanctuaire , par Claude Balme, curé de Saint- Hugues; Grenoble, 1622.

Chronique de Savoie , par Paradin.

Histoire de Savoie, par Guichenon.

Annales de Bourgogne , par Paradin.

Histoire des dauphins de Viennois, d'Auvergne et de France, par M. Lequien de Neuville.

Annales de l'ordre de Saint-Benoît, par Mabillon.

Analectes de Mabillon .

Gallia Christiana.

Dictionnaire historique de Morbry.

Histoire du droit romain au moyen âge , par M. de Savigny. Histoire du Dauphiné , par M. nE Coapuis-Montlaville. Histoire du chevalier Bayard , par M. de Terrbbasse. Essai sur les invasions des Sarrazins en France, par M.

Reynaud, membre de l'Institut.

Essais historiques sur la ville de Valence, par M. Jules

Ollivier.

Articles dans la Revue du Dauphiné, par le même. Statistique du département delà Drôme, par M. Delacroix. Ordo Viennensis , de 1826.

Bibliothèque sacrée, de Richard et Giraud , édition de 1827. Cartulaire d'Oulx.

Histoire et bibliothèque des croisades , de M. Michaud. Vie de Montbrun, par M. l'abbé Martin.

Mandements et lettres pastorales de divers évéques de Grenoble.

Opuscules de l'abbé Gras du Villars, chanoine de la collégiale de Saint-André.

Mémoires de M. Champollion-Figeac sur les antiquités de Grenoble.

Histoire # ecclésiastique de l'abbé de Flburv. Histoire de Grenoble, par M. Pilot.

Histoire de Vienne , par M. Mbrmet.

La vie politique de saint Hugues peut servir à fournir de précieux matériaux pour l'histoire de notre ville et de notre province; c'est pendant son épiscopat que commença à se former, sous la première race des dauphins , comtes d°Albon , la province de Daupbiné, à laquelle nous rattachent toutes nos traditions domestiques , tous nos sentiments de patriotisme local.

Or, pour bien apprécier le caractère et les actions de saint Hugues , il est nécessaire de jeter un coup d'œil rapide sur l'histoire de la ville et du diocèse qu'il fut appelé à régir , ainsi que sur l'état social au milieu duquel il se trouva placé.

Grenoble , qui dépendait du territoire des Voconces(1), fut connue d'abord sous le nom de Cularo , puis sous celui de Gatianopolis. Après la conquête de FAllobrogie par les Romains , Cularo fit partie de la Gaule narbonnaise et ensuite de la province Viennoise ; ville de second ou troisième ordre et d'une importance très -inférieure à celle d'Arles, de Vienne ou de Lyon , elle fut cependant mise au rang des municipes(2). En

(1) Peuple dépendant des Ailobroges.

(2) M. de Savigny, l'un des critiques les plus profonds et les plus judicieux de l' Allemagne moderne, dit, dans son Histoire du droit romain au moyen âge, que très-peu de villes dans les Gaules jouissaient du jus italicum, ou des privilèges attachés aux municipes ou colonies de l'Italie; ces privilèges principaux étaient : 1° le domaine quiritaire des immeubles, et par conséquent la capacité de la mancipation, de l'usucapion et de la vindication ; 2° l'exemption de la capitation ; 3° l'organisation indépendante des cités italiennes et un droit de juridiction réelle donné auxduumvirs, quartuumvirs , quinquennales ou édiles. Plus loin M. de Savigny ajoute : <r Quand , dans les inscriptions d'une ville provinciale, on trouve le titre d'une magistrature italique, du duum virât par exemple, je

cette qualité, elle avait un corps d'administrateurs et de juges , ordo decurionum , curia, ordo mtmicipalis ; ce corps était présidé par des duumvirs.

Les duumvirs étaient chargés du recouvrement des deniers publics et de la levée des troupes ; ils réunissaient les attributions administratives aux attributions judiciaires, et embrassaient l'intendance suprême de toutes les parties du gouvernement municipal. Leur pouvoir pouvait se comparer à

regarde cette circonstance comme une trace certaine du jus italicum. » Or, à Grenoble , nous avons trouvé parmi nos inscriptions monumentales celle-ci, qui était autrefois dans la rue Saint-Jacques :

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