AU MOYEN AGE
Nous avons retrouvé l'indication des pièces liturgiques dont se composait au moyen-âge l'office que Cluny avait consacré à saint Hugues. Nous donnerons d'abord ce qui concerne le bréviaire. Le manuscrit n** 17338 de la Bibliothèque Nationale (fonds latin) nous a fourni le sommaire que fit dresser au xv« siècle l'abbé Raimond de Cadoëne, & le Livre du chapitre, de Cluny (xni« — xiv® siècles), qui complète les indications de ce sommaire. Mais pour avoir le texte intégral de ces pièces liturgiques, nous avons dû compulser nombre de bréviaires monastiques & romains-français. Quant aux textes employés à la messe, nous avions à notre disposition le missel clunisien du xiv*= siècle, dit missel de Montmajour , celui du xv«. & celui de 1523. (Voir ci-dessus page 552.) La concordance presque abso. lue entre ces trois livres abrégeait notre travail. — Nous reproduisons ces divers manuscrits tels qu'ils sont, en donnant en note les indications complémentaires. On verra que très souvent les pièces sont empruntées au propre du temps pascal, dans lequel tombaient presque toujours les deux fêtes de saint Hugues. Ces emprunts sont très fréquents dans les offices propres de la liturgie romaine-française; & assurément, lorsque l'applicalion de ces textes est faite avec discernement, c'est là un procédé qui vaut bien les tours de force plus ou moins heureux au moyen desquels on arrive à construire un office propre avec des centons de TEcriture sainte ; au moins le style liturgique est respedé, les exigences du rythme pour la psalmodie & le chant sont satisfaites, & la piété n'en est pas moins nourrie.