‹ Vie de Sainte TérèsaChapitre 52 sur 52 · D'APRES LES BOLLANDISTES · texte numérisé non relu

D'APRES LES BOLLANDISTES

En 4 515. Le 28 mars, un mercredi, à cinq heures et demie du malin , Térèse vient au monde ; elle est baptisée le même jour dans l'église de la paroisse de Saint-Jean.

Vers < 52î. Elle pan avec son frère Rodrigue pour le pays des Maures , dans

l'espéraDce d'y moissonner la palme du martyre. Vers 4 529. Sa ferveur diminue.

4 531 . Elle entre comme pensionnaire au couvent des Auguslines d'Avila, où sa première ferveur se rallume.

4 532. Elle tombe malade et revient à la maison paternelle.

4533. \£ 2 novembre , elle entre au couvent de l'Incarnation d'Avila , de l'Ordre de Notre-Dame du Monl-Carmel.

4 534. Le 3 novembre , elle fait profession.

4 535. Étant tombée malade , elle est conduite par son père à la campagne , et elle s'adonne à l'oraison mentale.

4 536. Elle revient à la maison paternelle.

4537. Elle est transportée au monastère de rincamation.

4539. Elle est miraculeusement guérie par saint Joseph.

4 544. Elle abandonne l'oraison mentale.

4542. Elle reprend ce saint exercice.

4 S55. Elle commence une vie plus sainte.

4 556. Elle est comblée de dons surnaturels.

4 557. Elle traite avec saint François de Borgia.

4 558. Elle entend souvent des paroles divines. Elle se met sous la direction du Père Balthasar Alvarez de la Compagnie de Jésus.

L'ISiK nie a des visions plus fréquentes; elle conçoit la prenaiere idéi- de fonder un monastère. Vers ce temps , elle est visitée par saint Pierre d'Alcanlara.

<!i60. Elle fdit le vœu d'accomplir en tout ce qu'elle connaîtra être le plus parfait.

15()4 . Elle s'occupe de la fondation du monastère de Saint-Joseph.

•1562. Au mois de juin elle termine h Tolède la première relation de sa vie , et , le 24 du mois d'août , elle fonde a A\ ila le monastère de Saint- Joseph.

■1 o63-< o66. Vivant au monastère de Saint-Joseph , elle éctit la seconde relation de sa vie , et compose le Chemin de la perfection.

4 067. Elle reçoit du Général de l'Ordre des Carmes la faculté de fonder d'autres monastères. Fondation du couvent des Carmélites de Médina del Campo. Première entrevue de la Sainte avec saint Jean de la Croix , à Médina. Voyage de la Sainte à Alcala.

ibdS. Couvent des Carmélites de Malagon et de Valladolid; couvent des Carmes à Durvelle.

< 569, Fondation du couvent des Carmélites à Tolède ; fondation des deux monastères des Carmes et des Carmélites à Pastiane. La Sainte passe une année presque entière à Tolède ; son séjour en cette ville n'est interrompu que par quelques voyages.

i 570. Le I i juin , le monastère des Religieux de Durvelle est transféré à Mancera. La Sainte quille Tolède. Fondation du monastère des Carmélites à Salamanque , et du Collège des Carmes à Alcala.

■ISTI . Fondation du monastère des Carmélites d'Albe. La Sainte est préposée pour trois ans au gouvernement du monastère de l'Incarnation d'Avila , et entre en charge au mois d'octobre. Fondation du monastère des Carmes d'Allomire.

1 572. Fondation du couvent des Carmes de Notre-Dame du Secours.

1573. Fondation des monastères des Carmes à Grenade, et de celui de

Pegnuela ou du Petit-Rocher. La Sainte est envoyée à Salamanque, où elle commence le 24 du mois d'août à écrire son Livre des Fondations.

1574. Monastère des Carmes fondé à Séville ; les Carmélites du monastère

de Pastrane passent à celui de Ségovie , au commencement d'avril.

4 575. Monastère de Carmélites fondé à Véas. Monastère de Carmes fondé à Almodovar. Maison de Carmélites à Séville.

<576. Fondation du monastère des Carmélites de Caravaque. La Sainte se retire au monastère de Tolède oîi, jusqu'au 1 4 de novembre , elle poursuit le travail de son Livre des Fondations. Chapitre des Carmes Déchaussés : il décrète la translation du monastère de Pegnuela (Petit-Rocher) à celui du Mont-Calvaire , près de Véas.

4 677. Le 2 juin , la Sainte commença à Tolède son Livre du Château de l'Ame ; au mois de juillet , elle est envoyée à Avila où elle soumet

son tnonaslère de Saint- Joseph à la juridiction de la Réforme , et termine le iO novembre le Livre du Château de l'Ame.

1578. La Réforme du Carmel est menacéo dans son existence.

4 579 Le 4" avril , les Carmes Déchaussés sont exemptés de la juridiction des Carmes mitigés. Au mois de juin , la Sainte est envoyée de Tolède dans plusieurs couvents. Fondation du Collège de Baëce par saint Jean de la Croix.

1580. Fondation du monastère des Carmélites de Villeneuve de la Xare.

Divers voyages de la Sainte Lettres Apostoliques données le 22 juin , pour la séparation des Carmes Déchaussés d'avec les Mitigés- Fondation du monastère des Carmélites de Palencia.

1 581 . Monastère de Carmes fondé à Valladolid. Collège de Carmes établi à

Salamanque. Maison de Carmélites fondées à Sories. La Sainte est élue Prieure de Saint-Joseph d'.\vila.

4 582 . Fondation du monastère de Carmélites à Grenade ; maison de Carrnes à Lisbonne , et de Carmélites à Burgos. Térèse arrive malade à Albe le 20 septembre, et y meurt le 4 octobre, après une extase de quatorze heures, à neuf heures du soir. Le lendemain qui, d'après la correction du calendrier, se trouva le 1 o, ses funérailles se font avec solennité.

1583. Le 4 juillet a lieu la première ouverture de son tombeau ; son corps virginal , miraculeusement conservé , exhale une odeur toute céleste.

1 585. Le 24 novembre, son corps est transporté à Saint-Joseph d'Avila.

1586. Le l*' janvier , le saint corps est visité par lEvéque d'Avila ; et , le

23 d'août , il est reporté à Albe.

1589. Le 40 juillet , Sixte V décrète que le corps de la Sainte restera à

Albe.

4 594. L'Évéque de Salamanque fait la visite du saint corps. 4 595, On fait les informations sur les vertus et les miracles de sainte Térèse. 1598. On place son tombeau dans un sanctuaire plus élevé. 1604. Nouvelle ouverture du tombeau: il est ensuite fermé d'une manière

plus solide. Le Saint-Siège ordonne qu'on travaille au procès

apostolique sur la vie et les miracles de Térèse. 1644. Le 24 avril, Térèse est mise au nombre des Bienheureux. 4 64 6. La châsse de sainte Térèse est enfermée dans un tombeau de marbre,

et placée dans une nouvelle chapelle.

4 622. Le 42 mars , Térèse est canonisée avec saint Isidore, saint Ignaa; .

saint François-Xavier , et saint Philippe de Néri. 1629. On bâtit une église sur l'emplacement de sa maison paternelle. 4 750. On ouvre son tombeau.

4760. Son corps est mis dans une châsse d'argent et enfermé dans le

superbe tombeau où on le voit aujourd'hui.

Voici quellts sonl l«s villes et les sanoluairus où se liouvenl aujourd'hui les principales reliques de sainte Térèse.

Le monastère des Carmélites d'Albe jxesède non-seulement son corps , mais encore deux des plus insignes reliques qui en aienl été séparées, le cœur el le bras gauche. Pour ilonner à ces reliques une pince digne d'elles , on a construit derrière le grand mur du maîlre-autel , deux oratoires décorés avec une rare magnificence Ils sont bâtis l'un au-dessus de l'autre et dans les mêmes proportions. Le tombeau qui renferme le corps est à l'oratoire supérieur. Ce monument grandiose se voit de tous les points de l'Eglise.

La relique du cœur et celle du bras gauche sont dans l'oratoire inférieur , on peut les voir dans leurs reliquaires lorsqu'on lève les voiles de la grille qui est près du grand autel , du côté de l'épître. Comme nous avons donné les détails les plus précis sur la relique du cœur à la note de la page .338 , nous y renvoyons le lecteur.

Le bras de la Sainte est renfermé dans un tube de cri.stal épais mais transparent , et recourbé par une légère inflexion vers le coude. De l'épaule jusqu'au coude, les chairs ont été enlevées et distribuées en reliques dans diverses parties du monde. Du coude jusqu'à la main qui en est séparée , le bras est intact ; il est grand et beau ; les chairs en paraissent vives et flexibles ; et quoique le cristal soit sans aucune ouverture, cette sainte relique , comme celle du cœur, exhale une odeur toute céleste.

Le Carmel de Lisbonne possède la main gauche de la Sainte ; il reçut cette relique en l'année 1385.

Le pied droit est vénéré à Rome dans le couvent de Sainte-Marie de la Scala.

Les doigts de la main droite enrichissent plusieurs villes du monde chrétien. Rome, Paris, Bruxelles, Avila, Séville se partagent ce précieux trésor

L'index de cette main virginale fut offert en don par le Pa|)e Clément IX, quand il était Nonce en Espagne, à la très-chrélienne Princesse Anne Colonne Barberini , qui le céda à la maison de Carmélites qu'elle fonda à Rome sous le titre de Regina-Cœ,li.

Le doigt du milieu est tombé en partage au monastère de l'Incarnation de Paris , première maison du Carmel en France , et la Mère de toutes celles qui ont été fondées dans le royaume. Ce doigt a été donné , en i 625 , par Elisabeth de France, fille de Henri-le-Grand et femme de Philippe IV, roi d'Espagne . au premier couvent des Carmélites de France, rue du faubourg Saint-Jacques , à Paris (aujourd'hui rue d'Enfer, parce que l'entrée du couvent donne sur cette rue , au lieu de donner sur celle du faubourg Sainl-JacquesJ. Ce fut M*"" de Fargis , ambassadrice de France , que la Reine d'Espagne chargea de remettre la précieuse relique à la Vénérable Mère Magdeleine de Saint-Joseph, qui était alors Prieure de ce monastère , el dont Pie VI a déclaré les vertus héroïques.

Les Carmélites de l'Incarnation de Paris ont encore , outre le doigt de leur sainte Mère , des reliques assez notables de sa chair, de ses ossements et de ses habits ; enfin elles possèdent son manteau , apporté en 1 604 par les six Carmélites espagnoles qui vinrent fonder les Carmélites Déchaussées de France.

Le Carmt'l de Rruxilk-s eslen possession du cinquième doigl. Le Père Gralien. 4]ui l'avail sépal^é de J;i main quand il était Provincial de la R(''forme , l'avail porté toute sa vie suspoinJu à son cou. Ce saint Religieux étantmort à Bruxeiks , là prticieuse reli<]ue fut adjugée par le paf>e Paul V au Prince Albert et à la Princesse IsabeICe, Souverains des Pays-Bas. Ils avaient fon(l<3 le Carmel de UruxtUes avec une royale munificence , ils crurent qu'ils ne pouvaient mieux mettre le comble à leurs bienfaits, qu'ea lui cédant la sainte relique. Elle fut doue remise entre hs mains de la Vénérable Mère Anne de Jésus et de ses fdies, à la condition que ce tiésor ne serait jamais aliéné et qu'on n'en enlèverait aucune parcelle. Lx)rs<jue Jose[ili II bannissait de ses Etats l'Ordre du Carmel avec plusieurs autres, celle relifjue fut apporWîe en France au Couvent des Carmélites de Saint-Denjs. où se trouvait alors Louise do France, 611e de Louis XV, connue dans le Carmel sous le nom de Sœur Térèse de Saint-Auyusiin. Ce saint dépôt fut gardé pendant sept ans par ces Religieuses. Ce temps écoulé , les Carmélites de Bruxelles qui , durant leur exil , avaient reçu la plus généreuse hospilalilé chez leurs Sœurs du Monastère de Saint-Denys . reportèrent la sainte relique dans leur patrie. Les CariuéliU.'s de Bruxelles possèdent encore une autre l)elle relique de sainte Térèse ; c'est l'un des deux os qui vont de l'épaule au haut Je la poitrine , et qui sont désignés sous le nom de clavicule.

Enfin les deux autres doigts de la main droite de sainte Térèse sont vénérés l'un dans TEglise des Carmes d'Avila , et l'autre dans le nvjnastère des Carmélites de Séville. (Vide Boll. Acta Sanctœ Teresue.]

Outre ces reliques insignes , il en existe un grand nombre d'autres moins considérables qui sont vénérées dans divers sanctuaires du monde chrétien.

C'est ainsi que le Très-Haut a rentlu glorieux le sépulcre de la séraphique Térèse de Jésus, et que s'accomplissent en elle ces paroles de David: » Tous «• mes os diront : Seigneur, qui est semblable à vous ! Omnia ossa mea dicent: »i Donttne , quis similis tibi! (Ps. xxxiv.J »

vif: OF. .=. tkiif..<;e 35

AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR v

Avant -Propos H

Chapitre I. — Grâces dont Dieu la prévient dès sa plus tendre enfance. --Dt-sir (lu martyre. — A douze ans, perdant sa mère , elle conjure la sainte Vierge de lui en tenir lieu i7

'.^iiAP. II. — Causes de ses premières infidélités. —Pendant trois mois sa ferveur diminue, mais elle se rallume à Notre-Dame de Grâce, monastère des Aucustines d'Avila, où elle entre comme ])cnsionnaire 33

CiiAP. m. — Elle passe un an et demi à Notre-Dame de Grâce. — Désir de la vie religieuse. — Sa santé s'altère. — Elle retourne à la maison paternelle.

— Séjour chez Marie de Cepeda , sa sœur , et chez Pierre Sanchez , son oncle. — Lutte intérieure. — Lecture des épîlres de saint Jérôme. -^ Détermination d'embrasser l'état religieux 43

Chap. IV. — Entrée au monastère de l'Incarnation. — Noviciat, profession relipicuso. — Elle tomhc malade une seconde fois. — Nouveau séjour chez Marie de Opeda, sa sœur; et chez son oncle , Pierre Sanchez de Cepeda. — Grâces dont Dieu la favorise 49

Chap. V. — Coup d'œil rétrospectif sur le noviciat. — Départ pour Recédas . où on espère la guérir. — Conversion quopère son zèle. — Après trois mois , succombant à la rigueur du traitement , elle revient mourante à la maison de son père à Avila. — Défaillame extraordinaire de quatre Jours.

— Martyre de douleur depuis l'Assomption jusqu'à Pâques 39

CiiAP. VI. —Retour au monastère de l'Incarnation. — Trois ans de souffrances.

— Sa patience inaltérable, ses vertus. — Guérison obtenue par l'intercession de saint Joseph. — Excellence de la dévotion à ce grand Saint. . . G9

CuAP. VIL — (Comment elle devint infidèle aux prûces qu'elle avait reçues.

— Nécessité de la clôture dans les monastères de femmes. — .apparition de Jésus-Christ. — Mort siiiiite d'.\lphonse de Cepeda, père de Térèse.

— Fille rei)rend l'oraison pour ne plus la (piitter. — Lutte intérieure de son Ame encore partagée. — Conseil à ceux qui commencent à s'exercer dans l'oraison 79

«lii.vp VIir.-Conwiiont,par sn pcraévérance dans l'oraison, elle écfianDi au .lunfjcr de se penro. -Elle exhorte tout le monde à s'adonner à i-osiint

?7'i''-.rr. ' "I' " ?""«'""^''^*'* '»d™'-^''''-'« avantages. - L'oraisoir conduit iirfarllil)lenK-nt une ûnïc au pondu salut. ..... '^"'■^" ,^,

^T; 'm • r '^'''"^^"«.'^'•''■"^ ;i"<^ Dieu lui donne. - Inipressioif que produit sur ollola vue d'un Ecce-IIomo. - Con«nent elle médite les soufTranres ue Josus-Lhrist , et en particulier son agonie au Jardin des Olives — Lec- I "terre'' '""""** '^'^ *^'"* 'i»9"^tin. Son àim achève de se détacher de

Chap. X. - Prcroices des faveur» cvtra ordinaire s ;- théologie nïvsticiuo noTpSi' r *", .^"','»^«'M^'-'^^'^^'dé; cette dévotion dépend en partie de noseflorts.-- Combien.! est importait de reconnaître les grâces- U- Dieu nous accorde ; c'est une fausse humilité de m pas l'e faire. - CommeeSë va parler d-i-sormais d»?s-g.àcesdont le Seigneur Ta comblée, elle souhaite que cette partie de s» reFation' ne soit point connue du public. . . . < js

e»AP XI. — Causes pour le^squclles on n'arrive pas en peu de fem,)s à un pai ait amour de Dieu. - L'àme comparée à un jardin; quatre manières de I arroser ou quatre degrés d'Oraison. — Premier degré , Orarsorr mentale. — Le chapitre est très-utile pour les commençants ."et pour ceux qui n éprouvent point de douceurs spirituelles dans rOraison'. . .12*

CiL^P. Xri. -Kic continue à parler du premier degré d'OVaison. —Jusqu'où nous pouvons aller par nos eflorts. - Théologie mystique. - On n?S DiJuTe fai'e """'' *'"''"^'"'' à des choses surnaturelles-, mais attendre que

f:iivP. Xm. - Premier degré d'Oraison , suite et fin. - Quelques avis pour u munir les comn^^nçants contre certaines tentations et contre les artifices le 1 esprit de ténèbres. - Les divers points traités dans ce c&iipitre S d une très-grande importance. v-^ i-uupiut soni ^^^

Chap. XIV -- Seconde manière d'arroser le jardin , Oraison de Quiétude ou de Recueillement -Elle élève l'àme à-un étaf surnaturel. --Sa nature ses admirables effets. • "dture,

la?

Chap XV. -- Oraison de Quiétude et de Recueillement , suite et fin ~ Condu,te que I ame y doit tenir. ~ Pourquoi un' plus grand nombre d'âmes ne fr..nchupas ce second'dégré.- Avis très-nécessaires et très-utiles aux^'e!sonnes élevées à cette Oraison. . uuiubauxpLr

^'"s^^„,ÏX^.3I'.'°'f'!"^ moniérc d'arroser le jardin , Oraison- d'Union. h d

nn^J^n,'' V P»!''''- ^•""er Dieu. 1- Elle est très:consolante",;<^,-;eu; qui sont parvenus» cet état i^^i ceux ^^

f.iiAP. XVII. -^Oraison d'Union , suite et fin. - Nouveaux elTets de cette .Ï'l?.'în7r r"""" "'•'.'"■' I"'-ti™li^es d'Union. -Dommage causé- dans cet état par 1 innigination et ,)ar la mémoire. -Remédb à ce mal. . . 18^

CH.VP XVIII. - Quatrième manière d'arroser le jardin , ou Oraison dExtase et de Ravissement. -- Dignité de l'âme que Di^u élève h cet e Oraton -- Combien cette^ doctrine relevé le courige des personnes d'Oraison et les a-ccite a redoubler d eiïmls pour arriver à un état si sublime - Elles v prroSrSg^r '"-'' ' "^" '- '^"^ P.opres mérites, mais p^; il

TAflLE. oiO

CUâP. XIX. — Oraison de Ravissement ou d'Extnso, suiti». — La Sainlo commence h in t'xposer U'S elFets. -- Elle exiiorte de la manière la [ilus pi'i suasive les ;1m»'s arrivées i*! un t'tal sisuMiine, à ne jias se déeourager si elles tonilient dans ijuel(|ue faute, et a fie j.imais Hbaiidonner l'Oraison. — Elle fait voir tiue la périmé Vérance dans l'Oraison conduit iiifaillibleineiit toute Ame chrétienne au port du salut. -*- Co (pi'elle dit sur ce sujet est trèsremanjuable, et admirablement propre h consoler les faibles et les |)éiheurs. IQ'A

(lu.^P. XX. — »Diiïerence entre l'I.'nion et le fintissefiicnt. -- Adfiiirsbles ellel» du Ravissement. ■■— Peine ineirablemerit douloureuse causée ])ar fe désir de Dieu ; elle ravit l'àme hors d'elle , et lui fait éprouver les souiriances qu'on endure en purgatoire ; Noire-Seigneur réVéleii la Sainte le prix d'une si haute grâce. — ' Dispositions intérieures de l'ùnif! après le HaVissenient. . 2!^

(iiiAp. XXI. — Oraison do îlaVissement , suite et lin. — ' Ce que seraient des Uois élevés h une Oraison si sublinie. — ' Martyre de l'àme contrainte après ces faveurs, de Vivre encore dans le monde. — ' Ses vives lumières sur elle-même , sur la vanité et les dafi^'ers du monde , sur le néant de ses richeses , de ses honneurs , de ses plaisirs 233

Chap. XXU. — Le chemin le plus sûr pour les contemplatifs est de ne point élever leur esprit h des choses sublimes , si Dieu ne lélètc lui-même. — L'Humanité sainte de Jésus-Christ est la voie de la plus haute Contcin[)lation. — Erreur passagère de la Sainte sur ce sujet 24 >

Chap. XXIIL — Elle reprend le récit de sa vie. — ' Par quels moyens elle commença h s'éleVer h une plus haute perfection , et combien il lui fut avantageux d'être bien dirigée. — Elle consulte sur son Oraison François de Salcedo et le Maître Gaspard Daza. — Elle se met sous la conduite de Jean de Padranos , Religieux de la Compagnie de Jésus 256

Cii.vp. X.XlV. Heureux état de son âme après la confession générale. — Saint François do Borgia , en lao7. approuve son Orai.-îon. -- Vers le même temps Jean de Padranos , son Confesseur, quitte Avila. — Ballhasar Alvarez prend sa direction en Iâ58. — Térèse demandant à Dieu la grâce de le contenter en tout , tombe en extase ; paroles qu'elle entend de la bouche de Notre-Seigfieur; elle se trouve changée 27f

Ch.*p. XXV. — Nature et caractères des paroles intérieures nue Dieu adresse à l'âme. — Comment elles diffèrent de celles que l'entendement fornK' ou qu'il profère. -^ Marques auxquelles on peut reconnaître le? paroles et les visions qui Viennent du démon. — Térèse , par crainte d'être trompée, résiste près de deux ans aox paroles qu'elle entendait. — ■ (londuite sage et ferme du Père Balthasar Ah are?;, son Confesseur. -^ La Sainte étant un jour plongée dans une tristesse extraordinaire, Notre-Scigneur , par une parole , lui rend soudain la sérénité , et la ik'livre sans relOfur de la crainte des démons. — Cet admirable chapitre est un traité lumineux et complet du discernement des cs|n-its 270

CiiAP XX VL — Paroles intérieures , suite. — Divers signes auxipicis on peut reconnaître l'action de Dieu. — La conduite la plus siire, comme Notre- Seigneur le dit plusieurs fois à la Sainte , est d'ouvrir entièrement son lime à un Confes.seur éclairé , et de lui obéir. — Térèse est souvent tentée de quitter le Père Balthasar Aharez: le Divin Maître le lui défend , et lui en fait chaque fois une sévère rénrimamle. — Comment il éclaire lui-même son Confesseur. — Il promet à la Sainte de lui donner un livre vivant. . 297

Chap. XXVII. — Elle reprend la suite de sa vie. — Vision intellectuelle où elle connaît que Jésus-Christ est auprès d'elle. — Manière admirable doiil Notre-Seigneur lui parle et l'instruit sans paroles, mais par limiièie infuse. — Pris de ces grâces; aveuglement du monde. — Particularile.s j-ur la vie et sur la mort de saint Pierre d'Alcanlara. . . . ,'<0J

*)50 TADLE.

C.iiAp. XXVIII. — Alix Visions iiUelli'ctuellos8ucc6(lt'nt d'adiuiralilos Vision;' liu socoiiil ordre , désignées sons le nom d'inuiginaires par les Théolopieiis mystiques. — Térèse voit d'nbord les mains, puis le visage, enfin l'Humanité sainte de Jésus-Clirist. — Ik-auté inénarrable de celte Humanité sarrco, lumière divine qui en émane, majesté souveraine qui éclate en elle.

— Niiture et effets de ces Visions. — Leur différence d'avec les fausses. — An.u'oisses de la Sainte qu'on croit trompée. — Sage conduite et lumières surnaturelles du Père l3althasar Alvarez, son Confesseur 3t. S

Chap. XXIX. — Elle continue h traiter de cette admirable Vision de Noire- Seigneur ; elle en est favorisée deux ans et demi presque continuellcnu-nt.

— Angoisses où la jette l'ordre de résister à ces faveurs. — Paroles con- .solantes qu'elle entend de la bouche duDivin Maître. — Croix de son rosaire miraculeusement changée. —La vérité de ces Visions ne tarde pas à se manifester ; amour extraordinaire que Dieu allume dans le cœur de Térèse ; transport et suave martyre de cet amour. — Un Séraphin perce son cœur avec un dard enflammé , et laisse la Sainte plus embrasée d'amour que jamais 329

Ch.\p. XXX. — Saint Pierre d'AIcantara console et rassure sainte Térèse , en lui déclarant que ses Visions et ses Ravissements viennent de Dieu. — Lien admirable de charité qui, dés cette première entrevue, unit ces deux grandes âmes. — La Sainte ne laisse pas d'éprouver de cruelles souffrances d'esprit et de corps. -' Elle fait connaître quelques-unes de ses tentations et do ses peines intérieures. — Martyre d'une âme embrasée d'amour pour Dieu quand , par défaut de forces corporelles , elle se sent incapable de travailler à sa gloire 34 1

(]ii,vp. XXXL — Tentations extérieures par lesquelles les démons attaquent la Sainte. — Pouvoir de l'eau bénite pour les chasser. —Dieu accorde aux prières de la Sainte la conversion d'un Ecclésiastique. — Térèse tremble que les faveurs qu'elle reçoit ne soient connues. — Injustice du monde à l'égard de ceux qui servent Dieu. — Sages conseils que leur donne .la Sainte pour arriver à la perfection. — Elle rapporte quelques traits de sa vie. . . . 337

Ch.vp. XXXIL — Térèse voit dans l'enfer la place 'où ses péchés l'auraient conduite, si elle n'eût changé dévie. --Première idée de la fondation de Saint-Ioseph d'Avila ; concours de Marie de Ocampo , nièce de la Sainte , et de Guiomar de Ulloa. — Notre-Seigneur commande à Térèse de jeter les fondements de la Réforme du Carmel, et lui en prédit la grandeur future. — Saint Pierre d'AIcantara l'encourage à exécuter cctordre. — Sur l'avis du P. Balthasar Alvarez, Térèse soumet son dessein au P. Ange de Salasar , son Provincial , qui l'approuve. — Tempête qui s'élève. ~ Pierre Ibanez, Religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, se déclare en faveur de la fondation^ et prête à la Sainte le plu.s ferme appui. ^- Une petite maison est achetée pour y établir le nouveau Monastère ' 373

Chap. XXXIH. — Le Provincial des Carmes change d'avis, et ne veut plus consentir k la fondation. — Balthasar Alvarez , Confesseur de la Sainte , lui ordonne alors de ne plus s'en occuper. — Héroïque obéissance de Térèse pendant six mois. '-Durant ce temps, Pierre Ybanez et Guiomar de Ulloa poursuivent avec ardeur la sainte entreprise. " Gaspar do Salazar, nouveau Recteur du collège de la Compagnie de Jésus à Avila, met un terme aux peines de Térèse. — Notre-Seigneur la presse de nouveau de reprendre l'affaire de la fondation. —Sainte Claire lui promet de l'assister. — La Irès-sainte Vierge lui apparaît avec saint Joseph ; particularités admirables de cette apparition 38^

(ji.vp. XXXIV. — Séjour à Tolède chez Louise de la Cerda , sœur du Duc de Médina Cœli. — Entrevue avec le Père Vincent Baron , Dominicain ; elle prie pour lui , et il est élevé en peu de temps à une haute contemplation. — Noire-Seigneur révèle a la Sainte des choses admirables sur ce Reli-

gioux , sur le Poro ( îaspar de Snlazar clo la Compagnie de Jésus , cl sur deux autres Rolif;icux de l'Ordre de Saint-Dominique. — Il lui révèle à ellc-mènif qu'elle est en i-tal de prûce. — Exiellonts avis pour les Directeurs. — Térèsc connaît \v\t une lumière pruphéti(|ue la mort de sa soeur Marie de (A'peda, et la préparc h bien mourir 405

*^iiAP. XXXV. — Entrevue de la Sainte avtn: la Mère Marie de Jésus à Tolède. — Klle veut fonder le nouveau monastère sans revenus; saint Pierre d'.\Uanlnra la conlirme dans celte résolution. — Elle (juitte Tolède ; combien son retour <i .\vila es-t utile pour le succès de son entreprise. — Dans un élan de reconnaissance [>our Dieu , la Sainte, sans suivre l'ordre de sa narration , Tait la peinture du bonheur des Religieuses de Saint-Joseph d'Avila. — Notre-Seigneur lui révèle que ce monastère est pour lui un paradis de délices 423

lin.^p. X.WVI. — La Sainte quitte Tolède et revient à Avila. — Concours de , fs.iint Pierre d'.\lcantara. — Le monastère de Saint-Joseph est fondé le 24

d'août de l'an 1562, le jour de saint Barthélémy. — Joie de la Sainte;

combat et trouble intérieur. —Elle est rappelée au couvent de l'Incarnation.

— Opposition générale ; la ville veut détruire le nouveau monastère ; Dominique Uanez en prend la défense. — Zèle et dévouement de Gonzalez de Aranda, François de Salcedo , (îaspar Daza. — Après six mois , l'orage se calme ; Pierre Ybanez agit en faveur île la Sainte ; enfin , au mois de mars 1563, le Père Ange de Salazar , son Provincial , lui permet d'aller habiter à Saint-Joseph. — Avant d'entrer au monastère, elle tombe en extase dans l'église ; Notre-Seigneur, pour gage de sa reconnaissance, lui met sur la tûte une couronne. — Un autre jour , tandis qu'elle est au chœur avec ses Religieuses , la sainte Vierge lui apparaît avec un manteau blanc dont elle les couvre toutes. — Règle suivie au Carmel. — Vie tout angéliquc des premières Carmélites de Saint-Joseph d'Avila 433

Ciup. XXXVII. — La Sainte reprend le récit des grâces qu'elle a reçues. I-eur diversité et leurs effets. — C^e qu'est h ses yeux , un seul degré de gloire de plus dans le Ciel. — La divine beauté de Notre-Seigneur simprimanl dans son âme la détache de tout , et l'embrase d'un nouvel amour. — Sa familiarité avec le Divin Maître. — Grandeur de Jésus-Christ , seule vraie ; celle des Rois n'est qu'empruntée. — Plainte amoureuse de la Sainte à Jésus-Christ de ce qu'il se cache. — Les Grands de la terre ne nous permettraient pas une telle liberté de langage. — Tyrannie et vanité des lois du monde 455

(!ii.\p. XXXVIII. —Ravissements et visions; Notre-Seigneur lui révèle quelques-uns des secrets du Ciel ; effets de ces lumières. — La Sainte voit au-dessus de sa tète le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe. Elle le voit sous la môme forme au-dessus de la tète d'un Religieux Dominicain.

— Manteau blanc donné par la tres-saiiite Vierge au Père Ybanez ; mort de ce saint Religieux. — Vision touchant le Père (iaspar de Salazar , de la (Compagnie de Jésus tout entière. — Extase où elle contemple Jésus-Christ dans le sein de son Père. Souvent , au moment de communier , elle l'aperçoit glorieux dans la sainte hostie. — Elle connaît , par lumière surnaturelle, l'étal de péché mortel d'une àmc , et la réprobation d'une autre. — Elle voit plusieurs âmes sortir du Purgatoire 481

l'iiAP. XXXIX. — Notre-Seigneur permet â la Sainte d'exaucer toutes ses demandes ; quelques-unes des innombrables grâces accordées â sa prière.

— L'avancement des âmes ne se doit pas mesurer sur les années , mais sur les elTets. — Sainteté des premières Carmélites — Vision où Notre-Seigneur lui promet assistance pour la fondation de Saint-Joseph d'Avila. — Paroles .le consolation et de tendresse qu'elle entend de la bouche du Divin Maître.

— Désirs ardents de la communion; ravissement oùelle se voit devant le tn^ne de la Divinité ; elle sort de cette extase toute renouvelée par le feu de l'amour divin , comme un phénix qui renaît de ses cendres. — Intelligence

^*>- TARl.E.

ilu mysUTo ilo h tios-sainle Trinilt-. — Elle voit comment la Iros-sjiinii' X'ioige fui l'jeyo au Ciel , ol la place qu'elle y occupe. — Dans l'église d'un lollé^fe (le 11 Compapiiio de Jésus, elle aperçoit un riche dais sur la léle «les jeunes Religieux, lorsqu'ils communiaient 4K|

CtiAP. Wj. — Ravissement où Dieu se fait connaître h la Sainte comme souveraine Vérité. Paroles qu'il lui adresse. Ce que c'est que d'aimer Dieu en vérité. Kniprcinte ([ue celte N'érité laisse en son àme . et lumières qu'elle lui communique.— Dans un autre Ravissement, elle voilsonùme comme un iluir njiroir où elle découvre \otre-Seignour , et récipro(|ucmentelle se voit en lui. Elle connaît que le péché mortel couvre ce miroir de noires ténèbres , et que l'hérésie le noircit et le brise tout ensemble. — Extase où il lui est montré comment toutes les choses se voient et sont contenues en Dieu. Pour donner une idée de ce grand spectacle , elle compare la Divinité à un diamant iniiniment clair et infiniment plus grand ([ue le monde. Elle voit l'énormité du péché mortel , commis dans cette clarté très-pure, et comment un seul péché mortel mérite l'enfer. — Projjhéties sur les grands services que certains Ordres religieux doivent rendre h l'Eglise. ~ Diverses paroles par lesquelles Notre-Seigneur instruit et console la Sainte. Consumée par la soif des souffrances, elle lui dit souvent: Seigneur, ou souffrir , ou mourir ! — Ses sentiments en écrivant ces dernières pages de sa vie. . Conclusion , lettre au Père Pierre Ybanez 497

ADDITIONS à la Vie de sainte Térèse écrite par elle-môme. ~ Diverses instructions que Notre-Scigneur lui donne. — Etant Prieure du couvent de l'Incarnation d'Avila , elle est favorisée d'une mémorable apparition de la très-sainte \ ierge. Quelque temps après , dans ce même monastère , Notre- Seigneur la choisit pour son Epouse ; célébration de ces noces spirituelles. — Lumières siii naturelles, visions, révélations, ravissements. — Avertissements que Notre-Seigneur lui donne pour la conduite des monastères de la Réforme. — Il lui promet ([ue . de son vivant , elle verra fleurir l'Ordre de la A ierge. — Quatre avis qu'il lui commande de transmettre , de sa part , aux Pères Carmes Déchaussés 513

NOTE A sur la famille de sainte Térèse 527 ^

NOTE B sur le monastère de l'Incarnation de Notre-Dame du Mont-Carmel d'Avila 531

TABLEAU CHRONOLOGIQUE de la Vie de sainte Térèse, d'après les Rollandistes 541

Page 1