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1 CHaAMPLAIN, Voyages, 1632, Ire partie, p. 124. 2 « C'est un lou que nous appelons ainsi, à cause de la quantité de » petits diamans que l’on y trouve assez beaux; les chemins en sont » très difficiles, affreux et dangereux, où il faut quelques fois aller des » pieds et des mains pour ne pas tomber. » (Mercure François, t. XIV, 1633, p. 172).
indique que Québec est possession féodale. Trois petits canons, montés sur des plates-formes, regardent la rivière.
Champlain se souvient de l’Acadie. Son grand bon sens lui dit d’ailleurs qu’une colonie, pour être viable, doit se suffire à elle-même par la culture du sol et l'élevage des bestiaux. Attendre de la mère patrie sa pâture, c'est se mettre à la merci des caprices de la mer, des hésitations des associés, des spéculateurs et des forbans. Aussi, tandis que les artisans construisent les habitations, il met aux défrichements et à la culture le reste de ses gens. La terre est d’ailleurs fort bonne, et pour peu qu'on s’en donne la peine, elle fournira, « en abondance, » tout ce que la vie peut souhaitter pour le nécessaire ou » pour le plaisir ! ».
V, — Autour du fort, une tribu de Montagdais est cabanée. Elle remplace les Canadois qui s’y trouvaient du temps de Jacques Cartier, mais elle leur paraît inférieure ?.
Ils sont bien proportionnés, sans difformités, dispos, d'assez bon jugement, mais menteurs, traîtres et vindicatifs. Ils promettent facilement et se dégagent de leurs promesses en disant : « Ma femme ne le veut pas*. »
Cet homme, si bon mari, abandonne dans les bois ou
1 CHAMPLAIN, Voyages, 1632, 1re part., pp. 4 et 47.
? BENJAMIN SULTE, op. cût.,t. [, p. 91.
3 Lettre du P. Lallemant, dans le Mercure François, t. XIX, 1633, p. 800, — P, Le Jeune, Relation de 1633, édit. de Québec, r. 21.
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tue à coups de hache, par pitié, les malades dont il désespère et les vieillards qui ne peuvent pas suivre.
Le P. Paul Le Jeune en a vu un qui tirait derrière lui sa mère liée sur un traîneau. Ne pouvant la faire passer dans un sentier de montagne qu’il veut suivre, il la fait rouler en bas, par l'endroit le plus raide, et va la chercher par un autre chemin. Le jésuite est indigné de pareille impiété. Ceux qui l'entourent lui disent tranquil- Jement : « Que veux-tu qu’il en fasse? Elle va mourir. Prends-la et la tue, puisque tu en as compassion. Tu lui feras du bien, car elle souffrira moins. Ne la pouvant ni guérir, ni traîner, son fils la laissera peut-être au milieu des bois ! ».
Ils tuent leurs pères et mères quand ils ne peuvent plus suivre la chasse. Ils croient faire œuvre pie, et attendent, de leurs éufants, pareil service ?.
C’est une nécessité de l'état de nature. Les pauvres gens courent du matin au soir, dans la neige, sans savoir où, après un diner qui file à belles jambes. Que faire des invalides ? Ils mourront de faim ou seront dévorés vifs par les carnassiers. Ils préférent les tuer.
Du 15 septembre au 15 octobre, ils pêchent l’anguille dans la rivière Saint-Charles. Ils mangent une partie de leur pêche et font sécher le reste pour l'hiver. En novembre et décembre, ils vont à la chasse aux castors.
1 P. Le JEUXE, Relation de 1633, pp. 5 et 13. ? Lettre du P. Lallemant, dans le Mercure Frane., t. XIII, 1628, p.17; t. XIX. 1633, p. 771.
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