‹ Vie de Samuel Champlain [microforme]Chapitre 78 sur 112 · RENE PES · texte numérisé non relu

RENE PES

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le P. Lallemant a trouvésur la grève deux pantoufles, un bonnet, un chapeau, une soutane, et plusieurs autres choses dont il avait grand besoin. « Surtout », dit-il, « Dieu nous y envoya pour vivres cinq bariques de vin, » quelques dix pièces de lard, de l'huile, du pain, des » fromages, et une arquebuse, et de la poudre tout à » propos pour faire du feu ».

Les naufragés sont recueillis par un navire basque. Ce navire quitte la côte le 6 octobre, subit de furieuses tempêtes et fait naufrage, le quarantième jour, devant Saint-Sébastien. Le P. Lallemant, chaussé de pantoufles et coiffé d’un bonnet de nuit, saute dans une chaloupe et va demandér l'hospitalité aux Jésuites de Saint-Sébastien!.

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XVII. — La Compagnie des Cent-Associés a fait, pour sauver la colonie, des sacrifices énormes. Ses armements de 1628 lui ont coûté 164 720 livres 9 sols et ceux de l'année suivante 103 976 livres 19 sols, soit environ 1 900 000 francs de notre monnaie?. Malheureusement elle n’a pas été obéie. Roquemont s'amuse en route, arrive trop tard et se fait prendre par les Anglais. Comme nous le verrons plus loin, Daniel perd son temps à attendre Razilly. Les directeurs de Bordeaux pensent que le traité de Suze, du 24 avril 1629, met fin aux tentatives des

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1 Lettre du P. Charles Lallemant du 22 novembre 1629 au supérieur du collège des Jésuites, à Paris, dans CHAMPLAIN, Voyages, 1632, 2° part., pp. 276 et suivantes.

2? Estat de la dépense qui a esté faicte par la Compagnie de la Nouvelle-France: 1628-1671, dans la Collection de manuscrits... relatifs à la Nouvelle-France, t. I, p. 79.

1 FaiLLon, op. cit., t. I, p. 251.

— 307 — | | | : ; ll) un Anglais sur la Nouvelle-France, retiennent Razilly et | | "es l’envoient sur les côtes du Maroc, où il ne fait pas grand 11 ], chose. | in, Si chacun avait fait son devoir, Québec aurait été | les secouru à temps. « La Providence », dit avec onction l | à l'abbé Faillon, « ménagea sans doute tous ces événements, 1 » si malencontreux en apparence, pour éloigner du pays il Ce » tous ces hommes, dont la conduite avait été jusqu'alors LU ses » un obstacle à la propagation de l'Evangile chez les |} ant » Sauvages, et pour former ensuite, dans le même lieu, : (l fles | » une nouvelle colonie, toute composée de catholiques! ». | | » et Le savant abbé avait la mémoire courte. | | n°. Est-ce que Richelieu n'avait pas révoqué la Compagnie LA huguenote es sieurs de Caen et imposé aux Cent-Associés | |] | NE de n’envoyer au Canada que des catholiques? En quoi | nts nos alliés sauvages ont-ils joui des bienfaits de la religion DOUL de catholique, puisque, moins de dix ans après la mort de | ji he Champlain, les Iroquois les ont « mangés », moins les | | ent quelques familles montagnaises qui râlent dans les soli- | | | | Rata tudes labradoriennes ? Ce n'est pas pour cela que le dieu nil. sh des Jésuites a préparé, par deux ans de famine, des déso- LE. | | idre béissances et des trahisons, le triomphe momentané des ll | Bite Anglais : c'est pour expulser les Récollets, des gêneurs, LU | des qui empêchaient les bons pères Jésuites d'être seuls {1 SièuÉ maîtres en Canada. | l , 1632, UV XVIII. — Il est bien permis de douter d’une interven- | | nd La tion directe et inopportune de la Providence, qui reflète 1 | (

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