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le travail vient le repos, et c’est la perspective de ces quelques instants de plaisir qui explique l'ardeur qui nous a animés dans la cueillette de nos matières combustibles. Semblables à ces abeilles ardentes à leur ouvrage, nous allions de branches dépouiller le bocage. Alors c’est au milieu des cris de triomphe que nous promenons la torche incendiaire aux quatre coins du bûcher. Aussitôt surgit de cet amas ue débris un immense cône de flammes esincelantes, scintillantes, pétillantes, brillantes, éclatantes qui élève fièrement sa tête à la hauteur des sapins antiques, et qui, ne pouvant malgré ses efforts s'élever plus haut, lance dans sa rage d’énergiques gerbes d'étincelles vers le ciel, obscurei de ces tourbillons de fumée, en repandan:i autonr de lui une lueur sinistre qui donne aux figures de nos confrères un air fantastique. Pour compléter le tableau nous commençons à danser autour en chantant le “ dansons alentour” des sorciers de l'Isle d'Orléans. Enfin la partie de plaisir fut terminée par de chaleureux hourras qui témoignaient si bien de notre joie et nous nous remimes en marche en chantant les “ Hussards.” Il faisait nuit obscure quand nous revinmes au Séminaire. ”
TO “20 octobre 1891.
“ Promenade au bocage. — Le bocage, chaque fois que nous y retournons nous apparaît avec ae nouveaux charmes. A cette saison inême que le rossignol est sans voix, les bois sans verdure, un autre genre de poésie nous le rend encore plus aimable : à la vue de cette couche épaisse de feuilles qui jonchent la terre, image de nos
souvenirs passés, à la vue de ces rameaux dé-
pouillés, fidèle portrait de l’homme désabusé, notre âme de Jeunes gens est presque tentée de se livrer un instant à la mélancolie, Que dis-je ? Déjà nos lèvres ont laissé échapper quelques exclamations poétiques. . mais nous reprenons aussitôt notre joie franche et pure et dans un instant nous sommes en présence d’un de ces joyeux feux de joie auquel l'automne et surtout cette heure du crépuscule donne un aspect fantastique. Quel tableau plus champêtre, plus pittoresque, plus poétique enfin, pourrions-nous offrir que de nous voir attroupés autour de cet ardent foyer, causant, jasant, chantant, riant, tous avec cette franchise, cette bonne entente, cette charité fraternelle qui règne entre les confrères d’une même classe et leur professeur considéré comme leur père ? Il était nuit obscure lorsque nous son-
chaque it avec ne que erdure, encore épaisse de nos ux désabusé, ntée de dis-je ?
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geâmes à retourner, mais ne voulant pas nous séparer tout-à-fait de ce bon feu nous nous armons aussitôt d’un flambe: ; font la lumière nous fut d’une grande utilité pr nous guider dans notre marche. De gis “frains et de vifs cris d’allégresse furent les d: rnières expressions de notre joie et les der: ‘ers sourires de cette petite excursion champêtre.
“ Pelits monuments élevés pour ma propre sanctification pendant ma retraite de Rhétorique 1890-91.
“ Premier jour. — Je m'engage à toujours bien faire le signe de la croix ainsi que toutes mes prières de la journée.
“ Deuxième jour. — Je m'engage à ne jamais dire de mauvaises paroles et à ne souffrir aucune mauvaise conversation en ma présence,
“Troisième jour. — Je m'engage :
1° À ne jamais me mettre au lit sans réciter
une petite prière à la sainte Vierge pour la saluer comme ma mère ;
2° À ne jamais passer une journée sans faire au moins quelques instants d'examen afin de voir chaque soir où j'en suis avec le bon Dieu;
“Clôture de la retraite, —J’ai pris aussi la ré-