‹ Vie de Zéphirin Verreau [microforme]Chapitre 2 sur 24 · AVANT-PROPOS. 1 N · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. 1 N

Le 7 décembre 1891, un élève du Séminaire de Rimouski rendait son âme à Dieu.

Jusque-là on avait remarqué dans la conduite de ce jeune homme une piété soutenue, une application constante au travail, une régularité scrupuleuse à obssrver son règlement. Néanmoins on ne voyait rien en lui qui pôt le faire distinguer du commun des bons écoliers: il aecomplissait fidèlement son devoir sans éclat toutefois et sans bruit,

Mais les sentiments admirables de piété qu'il fit paraître durant sa dernière maladie ; en outre, des détails sur sa conduite fournis par ceux qui l'avaient connu plus intimement et quelques écrits qu'il laissait, en particulier un Journal intime tenu pendant plusieurs années, firent voir que ce jeune homme était vertueux à un haut degré.

Aussi, sur la demande de l’évêque du diocèse, un de ses confrères fut chargé de recueillir tous ler renseignements qu'il pourrait avoir sur cette

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vie, qui, on le constatait, avait été précieuse devant Dieu. Les notes qui ont été ainsi recueillies sont conservées dans les archives du Séminaire. * Ayant eu occasion de les lire, nous en avons été grandement édifié, et nous nous sommes fait à nous-même cette réflexion que nous avions entendu faire au lendemain de sa mort: “ On ne savait pas jusqu'à quel point ce jeune homme était bon. ”

Ce n’est pas là une vie ordinaire. C’est la vie du chrétien telle qu'on voudrait qu'elle fut : admirable de piété envers Dieu, envers Notre-Seigneur et sa divine Mère ; admirable de l'amour filial le plus tendre envers sa famille ; admirable de reconnaissance pour tous ceux qui lui faisaient du bien ; admirable aussi de charité fraternelle pour ceux avec qui il vivait.

Plusieurs ont pensé comme nous qu'il serait utile aux jeunes gens, et aux séminaristes en particulier, de leur faire connaître cette vie si belle, toute pour Dieu, écoulée paisislement dans l'amour et la joie du Seigneur, commencée au foyer de la famille, sous le regurd d'une mère tendrement aimée, continuée et terminée au mi-

* C'est ce document que nous ciserons plusieurs fois sous le titre de ‘ Notes sur Z. Verreau.’”’

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lieu d’une autre famille, à l'ombre des murs bénis d’un séminaire.

Cet élève, sans s’en douter le moins du monde, a écrit lui-même sa vie en grande partie dans le journal et les lettres qu'il a laissés, nous n'avons eu qu’à choisir les passages les plus édifiants, les grouper sous différents titres et y ajouter les faits qui se trouvent dans les notes recueillies par son confrère.

Puissent ces juelques pages être utiles à coux qui les liront ! Puissent-elles faire revivre cette jeune figure si douce, si paisible, qui n’a fait que passer au milieu de nous et que nous avons connue sans la connaître véritablement. Puissentelles atteindre le noble but que c’est toujours proposé durant sa vie celui qui en est l'objet : accroître dans tous les cœurs l’amour de Notre- Seigneur Jésus-Christ et de sa divine Mère !

Séminaire de Rimouski, fête de l’Annonciation, 25 mars, 1893.

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