‹ Vie de Zéphirin Verreau [microforme]Chapitre 6 sur 24 · ER EU · texte numérisé non relu

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sanctuaire tous nous répétons dans nos cœurs ce refrain du dernier cantique :

Nous t’oublier, Mère chérie, Non, non, jamais! ,...., ”

“1 juin, samedi.

“,. Après souper j'ai pu converser avec mon ami sur le lien inséparable qui existe entre la dévotion à Marie et la dévotion au Sacré-Cœur.”

“15 juin, 1889.

“ Ce soir j'ai passé la récréation avec mon ami, et nous nous sommes entretenus sur la gran.

deur des vertus de notre Mère et de la puissance qu'elle a sur le cœur de son divin Fils”

“22 juin, 1889.

“ Ce soir agréable conversation avec mon ami sur ce que nous ferons lorsque nous serons séparés pour les vacances, Quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum !

“ En se séparant de son ami, il lui laissa comme

pensée pour les vacances le billet suivant :

“ Mon frère,

“ Marie est notre Mère. dans les vacances comme au séminaire.

“ Ton frère en Marie,

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“ Pendant l’année 1888-89, Zéphir ne goûta que des douceurs et des consolations dans une amitié toute franche ayant pour mobile l'amour de Marie. Toutefois sa mèr: si prudente, à la vue de cette amitié si forte et si vive, ou plutôt agissant sous la direction de la sainte Providence, exposa à son vénérable curé les quelques légères appréhensions qu’elle avait sur cette liaison. Celui-ci en parla à Zéphir. Dès lors Zéphir alla beaucoup moins souvent avec son ami; au témoisnage de celui-ci, il se soumit avec résignation et bon vouloir. Cette amitié n'avait d'autre principe ni d'autre fin que l’amour de Marie, et l’ami de Zéphir déclara qu'il lui devait certainement son salut.” *

# 66 Notes sur Z, Verreau.”

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Sa dévotion envers la Sainte Vierge.

Cet ami, avec qui Zéphir a conversé si souvent sur la Très-Sainte Vierge Marie, leur Mère, va nous apprendre lui-même qu'elle était cette dévotion.

“ La dévotion à la Reine du ciel, dit-il, était la vie de Zéphirin, Sa devise était comme il l'écrit: Aimer notre Mère de plus en plus. Aussi ne négligea-t-il rien de ce qu'il croyait lui plaire.

“Il avait adopté ces pratiques qu'ont les saints et toutes celles que lui suggérait son industrieuse piété. Son désir, en effet, était d'aimer Marie comme les saints l’ont aimée, comme l’aimait un saint Jean, un saint B:rnard, un saint Alphonse de Liguori, saints auxquels pour cette raison il avait plus de dévotion.

“ Lorsqu'il s’éveillait le matin sa première pensée était pour sa Mère du ciel, son premier mot était le nom de Marie. Il s'offrait à elle pour la servir tout le jour, et récitait des Ave Maria pour honorer sa Conception Immacuiée,

“ À la messe il avait pour habitude de réciter l'Office de la Ste Vierge. Il trouvait beaucoup

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de douceurs dans cet exercice : il éprouvait surtout un grand plaisir en récitant l’antienne : Pulchra es et decora, filia Jerusalem, terribilis ut castrorum acies ordinata. Son directeur de conscience lui conseilla plus tard de suivre plus directement les cérémonies de la messe. Zéphir obéit, mais ce fut avec peine qu'il laissa cet exercice où il trouvait tant de consolations. Il avait l'habitude de réciter cet office même pendant les vacances, à moins que des occupations pressantes ne l’en empêchassent.

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