‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 105 sur 149 · DIEU LUI FAIT CONNAITRE LE BONHEUR · texte numérisé non relu

DIEU LUI FAIT CONNAITRE LE BONHEUR

lit de mort. Alphonse, à genoux à la porte de la chambre , priait avec ferveur pour le moribond lorsqu'il vit les cieux s'ouvrir , et une multitude d'Anges s'empressèrent de disposer au milieu d'eux une place pour un nouveau Bienheureux. Le saint frère demanda quel était celui pour qui se faisaient ces grands préparatifs : on lui répondit que c'était pour le Père qui allait mourir , et en même temps on lui ajouta qu'un jour la même pompe aurait lieu pour lui. La vision finit au moment même où le recteur rendait le dernier soupir , et elle ne contribua pas peu à consoler Alphonse d'une perte à laquelle il aurait été certainement trèssensible , si le bonheur du Père Coc ne lui avait pas été révélé.

Le premier jour de juin de l'année 1601 mourut au collège de Majorque le frère Jacques Ruiz : c'était un homme d'une sainteté éminente , qui dans l'humble office de cuisinier avait acquis un trésor immense de mérites pour le ciel. Tout le temps que son emploi lui laissait il remployait à l'oraison , presque toujours prosterné devant le très-saint Sacrement ; sa dévotion à la sainte Vierge était admirable , et sa mortification si étonnante que pendant trente ans , au rapport d'Alphonse , qui ne le perdit pas de vue , il ne s'était pas accordé un

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