‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 119 sur 149 · IL PRÉDIT · texte numérisé non relu

IL PRÉDIT

On désirai! beaucoup dans le collège savoir si Dieu avait révélé à son serviteur le moment précis de sa mort : l'infirmier, poussé par celte innocente curiosité , profila d'une lecture qu'il faisait au saint frère ; c'était la Vie d'une religieuse Âugustine , sœur Catherine Tommasa , célèbre par ses vertus , qui avait prédit longtemps d'avance le jour et l'heure de sa mort. » Hé bien! frère Alphonse, lui dit-il en s'interrompant lorsqu'il en fut venu en cet endroit , voila une religieuse qui n'a pas craint d'annoncer quand elle mourrait , et vous ne voulez pas me dire quel sera le jour de votre mort ! • Le saint frère se contenta de répondre : « On peut se tromper là -dessus, et il est inutile d'en parler.» Cette réponse ne ?ali>fit pas l'infirmier; il revint à la charge dans une autre circonstance. » Mon frère, dit Alphonse, une telle demande doit être considérée comme une tentation. Notre vie appartient à Dieu , et il nous enverra la mort quand il lui plaira : plaise à la divine Majesté qu'elle nous trouve préparés à ce dernier passage ! Nous devons mettre notre attention à nous y disposer autant qu'il est en nous, afin que lorsque le Seigneur nous appellera , nous soyons prêts : c'est en cela que consiste notr: bonheur. De quoi me servirait-il de savoir et d'annoncer quand je mourrai? Ce sera lorsque

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