‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 130 sur 149 · PAVEUR SURPRENANTE, ETC · texte numérisé non relu

PAVEUR SURPRENANTE, ETC

tous ses frères par la ferveur et le zèle avec lesquels il faisait l'éloge du fondateur de la compagnie de Jésus ; mais il se surpassait lui— oiêine quand il choisissait pour matière de son discours la mortification , l'obéissance ou la charité de son saint patriarche : pour s'exciter continuellement à imiter ses exemples , il se le représentait à ses côtés, s'animant à marcher sur ses traces et à servir fidèlement Jésus et Marie.

L'amour qu'il avait pour saint Ignace s'étendait à sa compagnie : il regardait comme un bienfait inestimable de la Providence d'y avoir été reçu , et renouvelait tous les jours ses vœux de religion en assistant à la messe au moment où le prêtre élevait le calice pour faire adorer au peuple le sang du Sauveur. Un jour ayant cherché quel était le plus grand sacrifice que Dieu pourrait exiger de lui , il trouva que ce serait de permettre qu'il fût renvoyé de la compagnie de Jésus : il lui fallut trois jours pour se résigner à cette épreuve, supposé que le Seigneur l'ordonnât , et Dieu fut enfin obligé, pour le rassurer entièrement , de lui faire connaître par une révélation que cela n'arriverait jamais.

Mais de toutes les dispositions relatives aux vertus du Bienheureux , il n'en est pas de plus remarquable que celle d'un de ses Supérieurs au sujet du zèle d'Alphonse pour le salut de

Page 1