PAR LE SAINT-SIÈGE
son confesseur : ce dernier, avant de se rendre auprès de sa pénitente , se sentit inspiré de prendre avec lui une relique du bienheureux Alphonse , éprouvant une ferme con6ance que le saint frère lui obtiendrait sa guérison : c'est ainsi que ce Père l'a déclaré avec serment dans le procès de la béatification. Il se rendit ensuite en toute hâte dans la maison d'Anlonine , car le danger était pressant , et le moindre retard aurait pu devenir funeste : il trouva en arrivant la malade sans connaissance , et entourée d'une troupe de femmes qui s'efforçaient par toutes sortes de moyens de la rappeler à elle. Enfin , Anlonine ouvrit les veux , et le Père profita de ce moment pour prier qu'on le laissât seul avec elle afin de la confesser ; mais la malade n'avait plus la force de parler. Le Père essayait d'en tirer au moins quelques aveux qui pussent enfin devenir la matière de l'absolution, lorsque la dame s'évanouit de nouveau, ce qui obligea le confesseur à appeler du secours. Quand on eut rendu la connaissance à la malade , le P. Torrens , plein de confiance , s'écria : « Que tout le monde sorte , et dans un instant vous la verrez guérie. » Ces paroles étonnèrent tous ceux qui les entendaient ; ils ne purent s'empêcher de se regarder en souriant comme si on leur eût promis une chose evidem-