A LYON
pourrait trouver encore à Laval des témoins de ce fait.
La sœur Saint-Luc , religieuse de Saint- Charles à Lyon , attaquée depuis longtemps d'une paralysie des extrémités inférieures , ne pouvait se mouvoir, en sorte que cette infirmité la retenait constamment au lit : trois médecins qui la voyaient avaient désespéré de sa guérison. En 1826 la malade fit en secret une neuvaine au bienheureux Alphonse ; mais elle ne fut pas exaucée cette fois. Ayant fait part de ce qui s'était passé à la Supérieure-Générale , elle en obtint la permission de s'adresser de nouveau au saint frère. Pendant le cours de cette seconde neuvaine elle exprima le désir de se rendre au chœur, où une partie de la communauté était réunie ; sa confiance en inspire aux Sœurs qui l'entourent ; on la transporte de son lit dans un fauteuil : la malade fait des efforts pour se lever, mais ils sont inutiles ; elle se trouve mal : au bout de quelques instants , nouvelles tentatives , et sucrés complet. La sœur Saint-Luc se rend à l'église , se met à genoux , fait sa prière , se relève , parcourt la maison , et , depuis ce moment , elle ne s'est plus ressentie de sa paralysie ; sa santé est très-bonne aujourd'hui , et lui permet de remplir avec exactitude l'emploi pénible qui lui est confié ; elle est
chargée de la lingerie. La Supérieure , la Religieuse guérie et toute la communauté attestent ce que nous venons de rapporter. Le médecin , reconnaissant une guérison radicale , s'écria : « On a écrit au prince de Hohenlohe ; il a ordonné une neuvaine. — Non , lui rénoridit-on ; cette merveille est due à l'intercession du bienheureux Alphonse. )>Un certificat authentique a été délivré par celui des trois docteurs qui avaient donné des soins particuliers à la sœur Saint-Luc (*).
Nous pourrions citer plusieurs autres faits miraculeux ; mais ceux qu'on vient de lire suffisent pour exciter la confiance et la dévotion des vrais fidèles envers le saint Religieux dont nous avons entrepris de retracer les actions et les vertus. Puisse la lecture de cet ouvrage, dicté à son auteur par la reconnaissance , contribuer à la gloire de Dieu, à l'honneur de sa
(*) Il atteste la guérison en ces termes :
« Je soussigné atteste, eu ma qualité de médecin de la communauté des Sœurs de Saint-Charles, la véracité des faits relatés ci-dessus.
» Lyon, le 22 juin 1826.
a Brettl, docteur-médecin. »
Cette attestation est apposée à la relation de l'événement . rédigée par la Supérieure de la maison de St-Charles à Lyon; c'est de cette relation que bous avons fidèlement extrait le récit qu'on vient de lire.