PREFACE. IX
je le demande , la raison ne prononce- l-elle pas qu'un Dieu toul-puissant a pu dans les siècles qui suivirent opérer de semblables merveilles ?
Les monuments les plus certains de C histoire
ecclésiastique attestent en effet un grand nombre de prodiges non moins surprenants que ceux des premiers âges du christianisme ; on en lit dans les derniers siècles, et les auteurs protestants euxmêmes sont convenus des miracles de saint François-Xavier, Nous renvoyons à sa Vie écrite par Bouhours , à celle de saint François de Sales de Marsollier , et à l'histoire très-moderne du bienheureux François de Hyéronimo, qui vivait il ny a guère plus de cent ans : on trouvera dans cet ouvrage une merveille des plus étranges , qui a eu pour témoin toute la ville de Naples. Enfin , l'Eglise est infaillible dans la canonisation des Saints ; tous les docteurs catholiques s'accordent sur cette proposition : or, le jugement prononcé dans celte canonisation repose sur les vertus héroïques et sur les miracles approuvés qui ont par conséquent une liaison nécessaire avec la décision dont ils deviennent le motif. Il ne nous reste plus qiïà indiquer le genre de témoignages qui serviront de fondement au récit qu'on va lire ; c'est d'abord pour les miracles approuvés , l'autorité même de l'Eglise ; pour ceux qui ne le sont pas encore , ce sont les dépositions juridiques reçues
Pensées; Bergier, Traité de la vraie Religion ; M. Frayssinous, év. d'flermopolis, Défense du Christianisme, etc.